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Premier Septembre 1969
Un
groupe de douze officiers rassemblés au sein du
Commandement de la Révolution (CCR) prennent
d’assaut la capitale libyenne au soir du 31 Août
1969 profitant de l’absence du Roi en
déplacement, de tel enseigne qu’au matin du 1er
Septembre, l’autorité du commandement
révolutionnaire était établie sur la
quasi-totalité du territoire sans un seul tir de
fusil ni de mortier.
C’est un jeune officier de 27 ans, alors
capitaine qui sera promu quelques jours plus
tard au rang de colonel qui lit à la radio le
premier communiqué qui met fin au régime
réactionnaire et annonce l’ère de la révolution.
Le
chemin… de la révolution vers la Jamahiriya
Constatant dans la gestion quotidienne des
affaires publiques un vide politique,
institutionnel et le chaos émanant des décisions
politiques opérées par l’ensemble des dirigeants
qu’ils soient à la tête des entreprises
publiques ou privées, du gouvernement ou même
d’autres secteurs, le Guide de la Révolution
Libyenne, le frère camarade le Colonel Mouammar
Al Kadhafi, entreprend une vaste réflexion sur
la question du pouvoir et de l’autorité de
l’Etat; Réflexion qui l’amène à se poser des
questions selon lesquelles: Qui détient le
pouvoir ? Pourquoi cette lutte acharnée des
individus pour le pouvoir ? N’y aurait-il pas un
moyen pour endiguer cette lutte de pouvoir ? Qui
sont les véritables possesseurs du pouvoir ?
Est-ce que ce sont des groupes d’individus, une
tribu ou une ethnie ou un ensemble d’individus
au sein de la société? Autant de
problématiques qui préoccupent la pensée de
l’homme. Mais si Mouammar Al Kadhafi a pu
trouver une réponse rapide et conséquente à ses
équivoques, c’est précisément parce qu’il n’a
pas voulu aller ailleurs afin de trouver la
solution miracle. La Libye, son pays natal
devait ainsi passer aux cribles de ses analyses
et devenir son terrain d’expérimentation. Il
remet en cause la présence des impérialistes
occidentales en Libye… fustige la politique
coloniale de la bureaucratie et met un terme à
la fonction des bureaucrates. Désormais tout le
monde retrousse les manches et sort des bureaux
pour participer aux travaux (publics) physiques
et manuels. Le 15 Avril 1973 à Zhouara, il pose
lui-même sa démission dans son exercice de chef
du commandement révolutionnaire et demande au
peuple de reprendre son pouvoir et d’assurer
lui-même son propre destin.
Le
2 mars 1977 à Sebha dans le sud du territoire,
le Congrès Général du Peuple mis en place 4 ans
auparavant à Zhouara, proclame au cours de sa
deuxième session ordinaire, l’INSTAURATION DU
POUVOIR DU PEUPLE et la Libye change de
dénomination et devient la JAMAHIRIYA ARABE
LIBYENNE POPULAIRE ET SOCIALISTE.
Le
Conseil du Commandement Révolutionnaire (CCR)
est alors dissout et remplacé par le Secrétariat
du Congrès Général du Peuple. Mouammar Al
Kadhafi assure le secrétariat général pendant un
moment pour accompagner la masse dans son élan
vers la démocratie populaire et dans la mise en
place d’une gouvernance populaire; c’est
l’avènement de l’ère des Masses qui naît en
Grande Jamahiriya. Le 2 Novembre 1977,
c’est-à-dire 8 mois après Sebha, les Comités
Révolutionnaires sont crées avec pour objectifs
la protection, le contrôle et le suivi de la
mise en œuvre du système jamahiriyen tant au
niveau national qu’à l’extérieur de la Libye.
Les
Comités Révolutionnaires
Les
Comités Révolutionnaires se lancent ainsi dans
une phase intense de travail. Ils réorganisent
la police, l’armée et restructure l’économie
nationale. Désormais, c’est le peuple qui est en
action. Il contrôle la sécurité intérieure et
extérieure et tous les composants sociaux sont
garants de la défense nationale et possèdent
l’arme. On parle aussi désormais de Comité
Populaire de la Sécurité Intérieure pour la
Police et de Comité Populaire chargé du Maintien
de l’Ordre Public et de la Défense du
Territoire. Tout le peuple participe à
l’ensemble des décisions même les handicapés «
physiques » qui sont presque exclus dans
d’autres sociétés, participent à l’éclosion du
nouvel ordre politique national, une première
dans l’histoire d’un pays qui a été longtemps
sous domination étrangère.
Parallèlement, l'économie est réformée, un grand
programme de nationalisation des terres et du
parc immobilier est effectué. Un contrôle est
exercé sur le commerce extérieur et la propriété
des entreprises est enlevée au secteur
spéculatif. Les richesses produites sont
équitablement réparties auprès de tous les
producteurs ou réinvesties au service de la
collectivité par une politique des grands
travaux. C’est désormais la société des associés
et non celle des salariés connue dans les
sociétés capitalistes. La Jamahiriya devient un
pays riche et moderne où règnent la paix et la
liberté. La vie sociale, elle-aussi se
transforme et les femmes occupent désormais le
devant de la scène nationale… elles obtiennent
des droits politiques égaux à ceux des hommes,
elles sont chefs d’entreprises, leaders
politiques, chefs des armées… |