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Par
Mbouyab Nasser
Université Nasser des Nations
La
journée du 1er septembre 1969 fut
marquée en Libye par la prise du pouvoir par un
jeune officier, Mouammar Al-Kadhafi qui, à
travers l’histoire, le peuple libyen dans son
ensemble le désignera, Guide de la Révolution
d’El-Fatah. Ce fut une révolution sans effusion
de sang, une révolution appuyée par un peuple
qui en avait marre de la bourgeoisie, de la
corruption et du clientélisme. Ce fut aussi une
révolution dont le leitmotiv le plus manifeste
était de restituer au peuple le pouvoir qui lui
revenait. Il s’agissait alors avec la révolution
d’El-Fatah de mettre fin à un régime de
corruption et de clientélisme avec tout ce qui
allait avec ; un régime où le peuple était
abandonné à lui-même, dans la misère et la
souffrance, pourtant les occupants impérialistes
et ses sympathisants de la bourgeoisie en place,
profitaient des ressources pétrolières et
gazières dont dispose le pays.
Il
faut souligner le fait que la Libye figurait
parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Il aura fallu attendre l’arrivée d’un digne fils
du pays qui, las de voir souffrir son peuple, et
armé de hargne et de courage, pour donner un
souffle nouveau, le souffle de la renaissance et
de la souveraineté longtemps piétinée.
Le
Guide de la Révolution d’Al-Fatah, Mouammar Al
Kadhafi, est un homme inspiré par le sens du
devoir et qui a nourri de l’ambition de faire de
son pays une puissance en Afrique et dans le
monde.
La
Révolution d’El-Fatah augurait le début d’une
ère nouvelle marquée par la gestion populaire et
la prise du pouvoir réel par tout un peuple.
Cette nouvelle lumière qui venait éclairer le
ciel libyen donnait ainsi le ton à un nouveau
système politique que le monde devait désormais
adopter : la Jamahiriya
c'est-à-dire un système politique dans lequel le
pouvoir est directement exercé par le peuple au
moyen des congrès et des comités populaires. Ce
système est le fruit des réflexions permanentes
de Mouammar Al Kadhafi, ce penseur qui a eu une
vision éclairée pour son pays, pour l’Afrique.
Et ses pensées, il les a regroupées dans son
ouvrage, « LE LIVRE VERT ».
Désormais aux destinées de son pays, Le Guide de
la Révolution a, à travers les idées développées
dans ‘’LE LIVRE VERT’’, sorti son pays de la
misère d’antan et en a fait l’un des plus
puissants d’Afrique.
C‘est un ouvrage ô combien émérite et composé de
trois parties traitant chacune d’un thème bien
précis.
La 1ère
partie est consacrée à la solution du
problème de la démocratie « le pouvoir du
peuple ». L’éminent penseur propose que les
Assemblées parlementaires et les Partis
politiques soient respectivement remplacés par
les Congrès et les comités populaires, afin que
disparaisse le système de classe. La 2ème
partie du « Livre Vert » est intitulée la
solution du problème économique « le
socialisme ». Ici le Guide de la Révolution
oppose au capitalisme qui ne cesse de montrer
ses limites, le socialisme jamahiriyen comme
moyen pour endiguer le conflit qu’engendre le
rapport travail/salaire ou patrons/employés dans
le système capitaliste. La 3ème
partie de l’ouvrage pose le problème de la
troisième théorie universelle en revenant
sur des sujets d’ordre social et identitaire
tels, le nationalisme,
le mariage, la religion, la famille, la tribu,
la nation, la femme, les minorités, les noirs,
l’éducation, la musique et l’art, et le sport.
A
la lecture de cet ouvrage et au regard des
différents thèmes qui y sont développés, l’on
comprend mieux pourquoi la Libye est passée de
l’un des pays les plus pauvres de la planète
hier, pour figurer dans la cours des « Grands »
aujourd’hui. C’est que le Guide est resté fidèle
depuis 1969 aux idées qu’il a lui-même
développées. Aujourd’hui la Libye est un pays où
il fait beau vivre, où la sécurité des personnes
et des biens est garantie, où le désert a été
dompté, laissant sortir de ses terres des
bâtiments qui n’ont rien à envier aux modèles
occidentaux ; le système routier est un exemple
en Afrique et le secteur suit son cours de
pleine expansion; le système éducatif qui y
était presque inexistant est aujourd’hui au
faite de son évolution et, contrairement à ce
que l’on pourrait penser, le taux de
scolarisation des filles est le plus élevé du
monde.
Reprenant à son tour les idées panafricanistes
de Kwame N’KRUMAH, Abdel NASSER, Patrice Emérite
LUMUMBA, le Guide de la Révolution ne cesse de
rappeler aux Africains la nécessité de s’unir
car dit-il, nous serons plus « forts » ensemble
sur la scène mondiale et l’Afrique souffrirait
moins de ses conflits interethniques,
frontaliers et ne parlera plus que d’une seule
voix. Car il faut le rappeler ces problèmes font
la joie des occidentaux qui y trouvent des
occasions pour s’immiscer dans nos affaires et
pour nous déstabiliser.
L’homme jusqu'à ce jour semble être incompris
par ses pairs Présidents africains qui, à cause
de leurs égoïsmes individuels, préfèrent
repousser les débats sur des vrais problèmes
tels le prolongement des frontières
territoriales, le mouvement des hommes des biens
et des services, à d’autres ultérieures
occasions. L’Afrique ne mérite pas tout ca et
elle devrait en son temps actuel bénéficier des
prouesses que lui offrent la Révolution
d’El-Fatah et le Guide Mouammar Al Kadhafi.
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