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Le ridicule et aussi le pathétique sont
aujourd'hui atteints par le spectacle que les
occidentaux livrent sur la question des droits
de l'homme en prenant le Tibet comme cas
d'étude. Si l'adage nous apprend que "le
ridicule ne tue pas" alors là nous avons la
parfaite illustration.
QUE
L'OCCIDENT DONNE UN SEUL ARGUMENT QUI LUI DONNE
LA LEGITIMITE DE PARLER DES DROITS DE L'HOMME...
Voir
l'occident parler des droits de l'homme, c'est
comme si Napoléon était subitement pris de
passion pour les noirs ou encore comme voir les
nazis déclarer leur amour aux noirs ou aux
tsiganes.
Comme
tout ceci n'a pu être possible par le passé, le
lecteur averti comprend mieux le nouveau jeu de
distraction de nos Amis
occidentaux. La roublardise est tellement grosse
qu'on se pose même la question de savoir si les
roublards eux-mêmes ne se sentent pas pris à
leur propre jeu.
Deux
raisons au moins prouvent que l'on est dans une
pure agitation dans laquelle la condescendance
occidentale prend un sacré coup et tous les
moyens sont bons pour sauver la face.
1.
Tout ce qu'il reste à l'occident face à la
puissance chinoise est la gesticulation sur les
droits de l'homme et se servir du Tibet pour
essayer de déstabiliser la Chine. Aurait-il eu
les moyens d'aller exercer sa violence comme
c'est le cas là où ils savent que leur nuisance
a des effets, les occidentaux n'hésiteraient pas
une seconde, car seule la violence militaire
régit ses rapports avec les autres. Mais là ce
n'est plus l'Afghanistan, ce n'est pas l’Irak,
ni l'Afrique ou la Palestine.
2.
Entretenir le mythe illusionniste des droits de
l'Homme. Cette gesticulation a pour autre effet
d'entretenir une illusion hautement dangereuse
pour les peuples qui ont la faiblesse de croire
aux discours et bons sentiments des respects de
droits de l'Homme tels que les occidentaux les
clament. Or toute l'histoire des occidentaux est
parsemée des faits qui prouvent que, lorsqu'ils
parlent des droits, ils ne pensent qu'à eux et
ce qui, chez les autres, constituent leurs
intérêts.
Une
illustration parfaite de cette supercherie
savamment orchestrée est bien décryptable dans
ce qu'on a universellement et très abusivement
appelé le siècle des lumières. Car si lumières
il y a eu, elles ont servi à illuminer
l'obscurantisme sauvage et barbare dans lequel
vivait l’occident, en proie à des guerres
séculaires. L'illusion a servi par le passé et
continue à servir aujourd'hui à l'occident
d'exporter sa barbarie ailleurs en allant
ensauvager d'autres peuples tout en se parant du
bouclier des droits de l'Homme, lorsqu'il ne
crée pas les conditions pour exporter la
violence dans d'autres contrées. Est-ce un
hasard si tout le cru relevant de cette
idéologie illusionniste et mythique était
hautement négrophobe ?
C'est
cette idéologie issue de cette orgie négrophobe
qualifiée de siècle de lumières qui a bien
décomplexé Jules Ferry qui, porté par la
frénésie affirmait "La déclaration des
droits de l'homme n'avait pas été écrite pour
les Noirs de l'Afrique équatoriale ".
Une vérité que Aimé Césaire a rappelée dans son
excellent "Discours sur le colonialisme”. Et
l'on notera très précisément le pilonnage, le
pillage de cette partie du continent bien sous
l'emprise de la Françafrique et tout ceci n'est
en rien un hasard. Le terrain d'expérimentation
de toutes les horreurs de la politique française
qui, si elles avaient été commises ailleurs, on
les nommerait sans ambiguïtés de crimes contre
l'humanité.
Seulement
et encore une preuve d'une condescendance mal
placée et presque naturelle chez nos Amis
occidentaux. Ce que Jules Ferry comme nombre de
ces illusionnistes des droits de l'homme
oublient, même dans ce domaine, l'Afrique n'a
pas de leçon à recevoir, mieux, l'occident n'a
pas de leçon à distiller aux noirs, et à
quiconque d'ailleurs; car ces derniers non pas
attendu la déclaration des droits de l'homme
telle que les occidentaux l'ont conçus, pour en
parler. Sans remonter jusqu'aux pharaons
"noirs", il suffit de rappeler à nos Amis que,
au 13ème siècle déjà, l'empire du
Mali édictait et reconnaissait de vrais droits à
tous, comme on peut le lire
ici.
En
conclusion, le monde est aujourd'hui conscient
que l'occident n'a jamais défendu les droits de
l'Homme quand il s'agit d'autres peuples, mais
bel et bien de ce qu'il considère être ses
intérêts. Et à ce jeu, ils semblent bien pris
dans ses propres contradictions par plus forts
que lui. L'illusion voire le mythe de cette
défense est aujourd'hui éculé et ne fait plus
recette, car son histoire ne fait aucun mystère
sur ce qu'il est vraiment: "Civilisation,
civilisation, orgueil des Européens, et leur
charnier d’innocents (...) Tu bâtis ton orgueil
sur des cadavres (...) " ainsi le
rappelait René Maran.
Comme le
rappelait aussi John Stuart Mill, "Les
vérités, lorsqu'elles ne sont pas soumises à une
réévaluation permanente, finissent par "cesser
d'avoir un effet de vérité par leur exagération
qui les transforme en mensonges".
L'occident a-t-il jamais eu la légitimité de
parler des droits de l'Homme ? La question est
ouverte.
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