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Battue de 574 voix, la candidate
de gauche va déposer un recours auprès du
tribunal administratif et une plainte au pénal
pour «fraude» afin d'annuler le scrutin.
DAVID REVAULT D’ALLONNES
QUOTIDIEN : mardi 18 mars 2008
Battue
de 574 voix par le maire sortant de Perpignan,
Jean-Paul Alduy (UMP), Jacqueline Amiel-Donat,
tête de la liste rassemblant gauche et Modem, va
déposer un recours auprès du tribunal
administratif et une plainte au pénal pour
«fraude» afin d’annuler le scrutin. Une démarche
qui intervient après l’interpellation et le
placement en garde à vue du président d’un
bureau de vote, par ailleurs frère d’un adjoint
au maire, attrapé alors qu’il tentait de se
débarrasser de douze bulletins de vote
dissimulés dans ses poches et ses chaussettes.
Selon Jacqueline Amiel-Donat, «de nombreuses
autres irrégularités ont été constatées dans les
autres bureaux de vote». Hier soir, environ
600 personnes ont manifesté devant l’hôtel de
ville pour réclamer la démission d’Alduy.
A
Asnières
(Hauts-de-Seine), le maire
sortant UMP Manuel Aeschlimann, battu dimanche,
a également annoncé un recours en annulation. Ce
proche de Sarkozy fait état de lettres
mensongères diffusées
«massivement
dans les boîtes aux lettres», ainsi
que d’un courrier anonyme envoyé aux électeurs
aux noms à
«consonance
d’Afrique du Nord», l’accusant
«d’empêcher la
construction de la mosquée». A
Marseille, Patrick Mennucci
(PS), vainqueur dans le 1er secteur,
a évoqué la présence, dans le 3e
secteur, où Jean-Noël Guérini a été battu par
Renaud Muselier,
«de
faux électeurs inscrits, des gens habitant dans
le Var».
Comment la France oserait-elle se
placer en donneur de leçon de démocratie aux
peuples libres de la terre alors que chez elle,
elle est loin de mesurer le contenu de son cours
sur la démocratie et les élections ?
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