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La machination occidentale et
américaine contre les régimes arabes est une
autre fois en route. On avait cru qu’avec les
déboires enregistrés par l’armée américaine en
Irak et les soubresauts de l’Otan en
Afghanistan, ça pouvait être un leitmotiv
indispensable pour une autocritique et une
remise en cause de la politique internationale
de la soi-disant plus grande puissance mondiale
et de ses alliés de toujours. Depuis quelques
semaines et avec l’annonce récemment faite
(mercredi 26 octobre) par le magistrat allemand
Detlev Mehlis méprisant la souveraineté du
peuple syrien et taxant les dirigeants de ce
pays, d’être les responsables inconditionnels de
l’assassinat de l’ex-premier ministre Rafic
Hariri et qu’intervienne assez imprudemment le
fils de ce dernier en soulignant que les
coupables doivent être arrêtés et poursuivis.
C’est dire que l’exemple irakien n’aurait
toujours pas aidé les frères arabes à se
regarder dans le miroir pour mesurer le poids
fatal des souffrances somatiques qu’ils causent
à leur peuple.
Ce qui nous intéresse
étrangement est l’importance accordée au décès
de cet ex-ministre par les puissances
occidentales et américaines. S’il avait été
encore aux affaires, on aurait dû comprendre cet
aspect d’acharnement contre le régime syrien. Il
ne faudrait pas être un tacticien politique pour
comprendre que derrière cette quête ou cette
conquête de la vérité sur le décès de Hariri il
y a des alibis assez convaincants ; c’est-à-dire
que le fait que la Syrie soit dans la liste
rouge des américains dans la fameuse « Axe du
mal » de Bush fils et qu’elle soit frontalière à
l’Irak, les forces américaines qui ne
parviennent pas jusqu’ici à contrôler toutes les
frontières irakiennes considèrent les frontières
syriennes comme une porte d’entrée pour les
combattants de la liberté qui s’oppose à
l’occupation de Irak (– surtout au regard de la
chute vertigineuse de la côte de popularité du
Président Bush) ; Il faudrait trouver une
stratégie politique pouvant entrer en Syrie et
c’est justement pourquoi dans l’intervention du
Président américain d’hier sur la CNN, il
projetait déjà l’usage de la force pour amener
la Syrie à coopérer dans cette fameuse enquête
onusienne. Ce qui a donné l’occasion à
Condelezza Rice et l’ambassadeur français au
siège des Nations Unies de sceller des liens
d’amitié, une formule bien pointillée pour laver
le désaccord qui transperce jusqu’à nos jours
les alliances franco-américaines au sujet de
l’invasion de l’Irak et donc la France voudrait
se rattraper.
Ensuite, le contrôle de la Syrie
suppose une fin de la guerre en Irak et un
affaiblissement de l’Iran ; ce qui permettrait
justement aux américains d’avoir le monopole
exclusif sur le monde arabe et d’imposer d’une
part sa politique du « gros ventre » sur le
pétrole du Moyen-Orient et contrecarrer à
distance la progression de la Chine qui devient
de plus en plus un grand danger contre
l’hégémonie américaine sur le reste du monde
après la chute du Mur de Berlin. Enfin,
qu’est-ce qui différencie le décès de
l’ex-premier ministre syrien du décès du 1er
vice-président soudanais Dr John Garang ? Ce
dernier qui venait à quelques jours près
d’accéder à la magistrature suprême du pays en
tant que deuxième personnalité politique d’un
pays déchiré et sectionné en deux par une guerre
de plus de vingt ans ; Ce décès qui n’a presque
pas intéressé le monde ni même les Nations Unies
n’a toujours pas eu de verdict final et on se
demanderait jusqu’à quand l’ONU publiera ses
conclusions sur le crash de l’hélicoptère et sur
une probable poursuite des auteurs de cet
attentat ou pour mieux dire ce putsch. Une
interrogation c’est que, si les américains et
les européens veulent à tout prix retrouver les
auteurs de la mort de Rafic, cet ex-premier
ministre syrien, ne serait-ce pas peut-être
parce qu’il avait un grand rôle à jouer dans la
région du côté des mêmes américains contre les
intérêts des arabes ou tout au moins de la
Syrie. N’était-il pas un pion au service de la
CIA ? Pourquoi un tel acharnement ? Véritable
deux poids deux mesures ? Ou alors l’Afrique en
général et le Soudan en particulier ne sont
intéressés que lorsqu’il s’agit de guerres ou de
famine ou des illustres plans de lutte contre la
pandémie du SIDA ? Ou même alors, s’agit-il
simplement d’une hallucination américaine contre
les régimes arabes, mieux habiles à s’autogérer
et à s’auto-suffire sans toujours avoir besoin
chaque fois, de recourir aux secours des
« grandes démocraties » pour gérer leurs
peuples ? S’aurait-on un jour… et que le monde
nous accompagne dans ses événements.
Par Gilbert.
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