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MCR [02/10/2007]  FMI : Quelle réforme avec son nouveau président ?
Ou le coq qui chante clair avec les deux pattes dans le fumier…

 

Le FMI, présenté autrefois comme le gendarme financier de la planète, vient de se doter d’un nouveau président, le français Dominique Strauss Kahn, habituellement désigné sous le sigle DSK, qui réfère à la technologie ou à la modernité…

Il devrait prendre ses fonctions le 22 de ce mois d’octobre (Jeune Afrique du 30/09/2007).

Cette institution n’a jamais fait l’objet d’autant de critiques. Non pas tant sur ses objectifs initiaux qui étaient de veiller à la stabilité du système financier international ou d’accorder des prêts, mais bien quant aux méthodes visant à imposer sous la menace aux pays dits émergents la mise en œuvre de mesures draconiennes qui n’ont pour effet que de mettre en pièces les économies. Les exemples sont connus de privatisations catastrophiques des transports et des sources d’énergies, la concentration des cultures en vue de gonfler les exportations au risque de compromettre l’avenir, le tout au mépris de l’indépendance des états. La morale officielle est le libéralisme et les lois du marché. Le pouvoir qui se hasarde à s’opposer au FMI ne tarde pas à être qualifié de dictature et malheur à ses dirigeants.

Les « plans d’ajustement structurel » ont causé des ravages en Amérique du Sud et en Afrique, ravages qui n’ont pas même donné lieu à une reconnaissance d’erreur et encore moins de responsabilité. Le FMI n’assure pas de service après-vente ; ses « leçons d’économie » ne sont jamais mauvaises, ce sont les élèves qui sont mauvais !

Alors DSK est-il crédible quand il fait le constat des limites de l’institution et promet le changement, tout en assurant (cité par Jeune Afrique) qu’il y aurait lieu de « rétablir les équilibres financiers des pays en crise » certes…. « Sans que des millions de personne en souffrent »…

La France ne craint pas le paradoxe. Une fois encore, elle ne va pas hésiter à donner des leçons aux Africains sur les nécessaires équilibres financiers alors que son premier ministre a déclaré il y a quelques jours que son pays était « en faillite ». C’est un peu comme si on demandait à un pédophile de prendre le ministère des affaires sociales.

Au moins DSK aura-t-il un premier patient vers lequel se pencher.

Dominique Jourdain
 

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