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   Union euro-méditerranéenne : un classique vers l’impérialisme

 

 INFO [17.03.2008]


Le projet d'«Union méditerranéenne» soutenu par Nicolas Sarkozy dévoile de nombreux contours à observer l’ambition française et le grincement de dents de nombreux pays européens à l’instar de l’Allemagne d’Angela Merkel. Peu s’en faut les appels incessants du président français aux pays bordant la rive sud de la méditerranée, on connaît l’homme très subtil à jouer sur tous les bords lorsqu’il est en quête d’intérêts.

Les Allemands ne soupçonnaient-ils pas en effet Nicolas Sarkozy de vouloir utiliser les fonds européens destinés à venir en aide aux pays méditerranéens pour financer son projet d'Union. Il n'en sera rien, avait assuré Jean-Pierre Jouyet, qui a tenu à souligner que la future « Union pour la Méditerranée » viendra simplement « compléter et enrichir » le processus de Barcelone, une structure mise en place il y a douze ans par l'Union européenne pour les pays de Méditerranée et que les Allemands ne voulaient pas voir vidée de sa substance (L'Union méditerranéenne, pomme de discorde du couple franco-allemand par  RFI, Article publié le 27/02/2008 Dernière mise à jour le 26/02/2008 à 23:54 TU).

 Devant ces velléités impérialistes, le guide la révolution le colonel Mouammar Al Kadhafi n’a pas tardé à réagir car en fait, s’il s’agit d’organiser une union où certains doivent se prévaloir le droit du monopole tant dans les idées que dans la mise en œuvre, il faut compter qu’un tel projet ira sans les pays du sud ou alors sans la Libye. Puisque selon le guide et ce qui est d’ailleurs normal, l’idée d’une vraie collaboration entre les pays qui se partagent les mêmes rives, comme celle de la mer méditerranée que défend l’initiative du Président Sarkozy est fort louable et très encourageante à condition qu’il n’y ait pas d’un côté des donneurs de stratégies et de l’autre, des béni oui-oui. La construction de l’initiative doit être une affaire commune et n’intéresser que les pays qui se partagent la méditerranée. Toute tentative à la reprise du processus de Barcelone sera voué à l’échec, martèle-t-il.

  Si l’initiative voudrait réussir selon le guide, il faut prendre en compte des paramètres qui doivent être bénéfiques entre les différentes parties concernées.  Elle doit:

  1. être bâtie sur la coopération matérielle et des avantages matériels de la mer méditerranéenne qui, doivent être partagés uniquement entre les pays des deux rives.
  2. éviter les champs politique, culturel et religieux.
  3. éviter la présentation des vieilles cartes impérialistes telles que les cartes Ottomane, Romaine, Carthaginoise, de l’empire islamique et les cartes coloniales contemporaines. 
  4. concerner uniquement les pays européen et africain qui se partagent la mer méditerranée pour faciliter l’interaction entre les deux continents.
  5. le modèle du processus mort de Barcelone ne doit plus être répété.
  6. être conçu par les deux côtés.

Reste à savoir si l’Europe capitaliste, l’Europe aux ambitions impérialistes verrait cela d’un bon œil. En tout cas, le temps nous le dira.

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