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« Ce message est un message de bilan de la
première guerre d’Israël contre Gaza. »
Quels étaient les objectifs de guerre d’Israël ?
Les sionistes le savaient-ils eux mêmes ? Si on
fait la comparaison par rapport aux guerres
d’Irak, l’objectif était-il un objectif du type
première guerre d’Irak en 1991 ? L’objectif
était-il un objectif du type deuxième guerre
d’Irak en 2003 ? La seule certitude est la
suivante. Les guerres sionistes sont toujours
des courses contre la montre. La première guerre
d’Israël contre Gaza avait une date butoir, elle
était à Washington, c’était le 20 janvier,
c’était le jour de l’investiture du quarante
quatrième président des Etats Unis.
Quels sont les résultats de cette guerre ? Le
bilan est catastrophique et les dommages
collatéraux sont immenses. Mille cinq cent
morts, c’était une guerre moderne, une guerre
contre les civils, contre les écoles et les
hôpitaux de l’ONU, une nouvelle manifestation et
démonstration extrêmement claire de la nature
fasciste du sionisme politique. C’est la
consécration définitive du Hamas comme
l’incarnation de la résistance palestinienne et
une défaite importante du président de
l’autorité palestinienne, du Fatah, de l’OLP et
de leurs protecteurs arabes d’Egypte, de
Jordanie et d’Arabie Saoudite.
Les conséquences diplomatiques sont immenses. La
Ligue arabe n‘existe plus, il n’y avait pas une
seule réunion pendant la guerre. C’est l’échec
total des réunions de Doha et de Koweït City
après la guerre. C’est la rupture des relations
diplomatiques entre le Venezuela et Israël et
entre la Bolivie et Israël. Des humoristes
arabes proposent le transfert du siège de la
Ligue arabe à Caracas.
« It is the time of boycott Israël », c’est le
titre d’un célèbre message de Naomi Klein dans
le quotidien britannique « The Guardian », c’est
le temps d’une campagne mondiale pour le boycott
diplomatique, économique et militaire d’Israël,
à l’image de la campagne d’il y a vingt ans pour
le boycott du régime d’apartheid en Afrique du
Sud.
Les sionistes réveillaient le mouvement
anti-guerre dans les métropoles impérialistes,
en France, en Europe et aux Etats Unis. Des
petits cortèges des organisations françaises
suivaient les gros cortèges des organisations
arabo-musulmanes. Des dizaines de milliers de
jeunes des cités des banlieues populaires
participaient aux manifestations dans les
cortèges et sous les banderoles des
organisations arabo-musulmanes. Ces
manifestations étaient des manifestations
d’éducation populaire. Ils sauvaient l’honneur
de l’humanité. La génération de 2009 manifestait
contre la guerre de Gaza, comme la génération de
1936 manifestait contre la guerre d’Espagne,
comme la génération de 1954 manifestait contre
la guerre d’Algérie, comme la génération de 1968
manifestait contre la guerre du Vietnam. La
gauche sioniste dénonçait l’importation du
conflit israélo-palestinien en France et
appelait au boycott de ces manifestations. Pour
elle
aussi, c’est le temps du boycott. La prochaine
fois, ils organiseront des manifestations de
soutien à Israël.
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