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Par
Luc
MICHEL,
Président du PCN-NCP.
La
candidature, puis l’élection d’Obama à la
présidence des USA est l’occasion d’une vague
d’ « Obamania »
qui rien d’autre et rien de plus que
la
traditionnelle
américanolatrie
de la classe politico-médiatique européenne,
typique
bourgeoisie
compradore selon la définition
léniniste bien connue.
Il n’est pas étonnant que l’on compare Obama à
Kennedy, objet lui aussi d’un culte indécent. On
sait aujourd’hui que la présidence Kennedy fut
l’une des plus corrompues et pourries des USA,
avec en arrière plan la mafia, les frasques
sexuelles d’un président obsédé et drogué et une
kyrielle sans fin de scandales étouffés par
Hoover le Boss du FBI (qui tenait ainsi Kennedy)
et son frère Bob devenu ministre de la justice,
lui aussi partageant la vie de débauche de son
frère
(1).
Lors du procès d’un journaliste de JE SUIS
PARTOUT, le principal journal collaborationniste
parisien, fin 1944, le procureur-général qui
réclamait des têtes avait eu une expression
saisissante : « ces
journalistes ont l’Allemagne dans la tête et la
trahison dans le cœur ». En cette
année 2008, où l’occupation yankee inflige
depuis plus de six décennies sa souillure sur
notre continent européen, vassalisé par l’OTAN,
il n’y a rien à ajouter :
nos
politiciens et nos journalistes aux ordres ont
les USA dans la tête et la trahison dans les
tripes !
L’ELECTION DES PRESIDENTS AMERICAINS :
UNE
FAUSSE DEMOCRATIE SIMULEE CONTROLEE PAR L’ARGENT
ET SES MEDIA
Il
faut tout d’abord dénoncer les commentaires
fallacieux sur « la
grande fête de la démocratie américaine »
et autres « seconde
révolution ».
L’élection des
présidents américains n’a rien de démocratique
et celle d’Obama encore moins que les autres.
La
victoire d’Obama c’est la victoire tout d’abord
de l’argent, du fric-roi : 600
Millions de Dollars, auxquels s’ajoutent les 400
millions du républicain Mc Cain et les centaines
de millions dépensés par les autres candidats,
dont les Clinton, lors des primaires. Indécent
dans des USA qui crèvent de misère et où chaque
semaine des milliers d’américains sont jetés à
la rue, victime de la crise des « subprimes » !
Il faut lire le livre du politologue américain
John R. MacArthur, significativement intitulé
“YOU CAN'T BE PRESIDENT. THE OUTRAGEOUS BARRIERS
TO DEMOCRACY IN AMERICA”
(2),
pour perdre toutes illusions sur la démocratie
made in USA !
La
victoire d’Obama c’est aussi celle d’une opinion
publique conditionnée, formatée, étroitement
corsetée dans un filet médiatique qui dicte le
« bon choix ». Relisez les
analyses de Noam Chomsky et Edward Herman qui
démontent
« La
Fabrication du consentement » par
« la
propagande médiatique en démocratie »
(3).
L’ILLUSION DE LA « GAUCHE AMERICAINE » VERTUEUSE
La
troisième illusion c’est celle de la « gauche
américaine », attrape-gogos inépuisable à
l’usage des imbéciles qui croient encore en ce
critère incapacitant. La politique
internationale des USA, à l’exception du style
dans lequel elle s’exerce, soft ou hard, carotte
ou bâton, dépend de trois facteurs invariables :
- la
géopolitique qui impose aux USA
une politique impérialiste sous peine de perdre
leur mode de vie qui repose sur l’exploitation
néo-coloniale du reste du monde,
- les
intérêts des grands groupes industriels et
financiers yankee,
- enfin
l’idéologie
messianique américaine qui fait
des USA la nation élue par dieu pour diriger le
monde (la
« manifest
destiny »), idéologie à laquelle
adhère l’immense majorité des américains,
conditionnés dès la prime enfance par les
Ecoles, les media et les structures religieuses
dominantes.
C’est ce que rappelait fort justement Hugo
Chavez, plusieurs mois avant les élections. Le
président du Venezuela Hugo Chavez jugeait
improbable un réchauffement des relations avec
Washington en cas de victoire du démocrate
Barack Obama à la présidentielle américaine.
S'exprimant devant un rassemblement de ses
partisans, Chavez a estimé fort justement qu'Obama
aussi bien que son rival républicain John McCain
représentent tous deux les intérêts de
« l'empire »
américain. Pour le président vénézuélien, Obama
ne doit pas s'attendre à ce que la diplomatie
« de
la carotte et du bâton » permette
aux Etats-Unis d'exercer leur influence en
Amérique latine.
Rappelons simplement que c’est :
-
le président démocrate Kennedy qui a lancé
l’agression de la baie des cochons contre Cuba
en 1961,
-
le président démocrate Johnson qui s’est enlisé
au Vietnam,
-
le président démocrate Clinton qui a organisé
par l’embargo le génocide d’un millier d’enfants
irakiens entre 1991 et 2003. Le même Clinton a
bombardé inlassablement l’Irak, lancé une
tentative d’invasion au Kurdistan en 1996,
bombardé la Republika Spreska de Bosnie,
organisé l’invasion de la Yougoslavie en 1999,
bombardé le pays (y compris avec des bombes à
uranium enrichi qui continueront à tuer
longtemps), livré le Kosovo aux mafias
albanaises.
Les démocrates pacifistes, multilatéralistes,
ouverts au dialogue : quelle imposture !
OBAMA EST LE CHOIX DU SYSTEME YANKEE
ET SA
CREATION MEDIATIQUE
Mais
surtout Obama n’est pas seulement l’élu d’un
peuple américain lobotomisé,
c’est avant
tout un politicien qui a été choisi. Tout comme
ses rivaux Clinton ou Mc Cain. Pour perpétuer un
système de domination mondiale.
Précisément le choix du Système yankee, dont une
partie significative des élites dirigeantes est
effrayée par l’anti-américanisme planétaire du
aux Années Bush, s’est porté de plus en plus au
cours de la campagne vers un candidat capable de
faire illusion et de
rétablir
l’image des USA dans le monde,
bien écornée par la brutalité de Bush et des
neo-cons. Il s’agit, précise LE TEMPS (Genève,
15 novembre 2008) de
« réparer
l'image de l'Amérique historique que
l'administration Bush a salie et qu'il faut
rendre à sa dignité » (sic).
« L'histoire
est ainsi convoquée pour une œuvre de
restauration, prélude à une réinvention
puisqu'il est répété que « l'histoire de
l'Amérique se caractérise par sa capacité à se
réinventer sans cesse ».
Obama n’est pas un simple produit de marketing
politique. C’est
une réponse,
soigneusement choisie et façonnée, par un
Système aux abois qui doit se refaire une
nouvelle image.
« Voici
désormais des Etats-Unis à visage humain, avec
le sourire d’Obama… Symbole de la démocratie
américaine, du changement de l’Amérique, ça,
oui, ça va marcher ! La “colombe noire” aura
encore plus de succès auprès du tiers-monde,
analyse Leonid Radzikhovski dans VZGLYAD.
McCain a été
un produit très ordinaire du marketing
politique. Obama, lui, risque de devancer d’un
seul coup des labels aussi forts que Kennedy,
Martin Luther King et Che Guevara, ou du moins
de se hisser à leur hauteur. Il ne lui faudra
pas grand-chose, car “ce qu’on voit d’abord,
c’est la couleur de la peau”. Dans le monde
actuel, fait de communication politique et
d’images, il n’y a pas besoin d’agir, et à peine
besoin de parler. Ce qui compte, c’est
l’emballage. Le “produit” Obama relève de la
nanotechnologie la plus sophistiquée pour sauver
l’image de l’Amérique. Surprendre et gagner ! A
une époque, l’écrivain Victor Chklovski avait
inventé le terme “originaliser”, qui signifiait
“montrer dans un contexte inhabituel, comme s’il
s’agissait de la première fois”. Aujourd’hui,
Obama “originalise” l’Amérique. Changer l’image
de l’Amérique… Faire en sorte qu’elle redevienne
intéressante, étonnante. Qu’elle revienne à la
mode, et que la critiquer passe de mode… Mission
presque impossible, mais peut-être pas pour ce
président-là ? En tant que “nouveau rêve
américain”, Obama était la meilleure trouvaille
possible ».
QUI
SE CACHE DERRIERE OBAMA ?
Derrière Obama il y a d’abord les milieux
financiers influents qui pensent que les USA
doivent s’imposer par un mélange de corruption
planétaire sous couvert de « financer la
démocratie », de coups tordus organisés par la
CIA et le State Department et l’implication des
vassaux des USA autour de l’OTAN dans les
entreprises coloniales yankee. Ce sont les mêmes
milieux qui ne voulaient pas de la guerre en
Irak mais bien,
pour organiser
le contrôle de l’Eurasie, de la mise sous
tutelle de l’Afghanistan et de l’Iran.
On notera que ce sont précisément les
préoccupations d’Obama, qui prône notamment
un
accroissement des troupes américaines en
Afghanistan et exigera un effort
supplémentaire de chair à canon européenne via
l’OTAN.
La
figure de proue de cette corruption planétaire
c’est le financier Soros,
l’homme qui a financé les fameuses « révolutions
de couleur » en Yougoslavie (2000), Géorgie
(2002), Ukraine (2003) et tenté sans succès la
même politique au Belarus et en Russie, où Soros
finance
l’Autre Russie, la coalition de
traitres anti-russe qui va des trotskistes
russes aux nazis du barbouze franco-américain
Limonov sous la direction de Kasparov, l’enfant
chéri des media occidentaux. Soros c’est aussi
l’inventeur et le patron (c’est lui qui paie les
salaires du gouvernement géorgien, « pour éviter
la corruption » !) du psychopathe Sakaashvili à
Tbilissi. Et encore l’un des financier privés du
pseudo TPI de La Haye, la machine de guerre
anti-serbe qui a assassiné le président
Milosevic …
Soros a
précisément été le parrain d’Obama au départ de
sa course à la présidence et son premier
collecteur de fonds. Etrangement
son nom n’apparaît plus une fois la victoire de
son protégé.
Le
théoricien du
« contrôle de
l’Eurasie » c’est
Brzezinski,
auteur du GRAND ECHIQUIER,
l’homme qui veut arracher l’Ukraine à la Russie,
avant de démembrer celle-ci.
Brzezinski
est, lui, le premier conseiller d’Obama en
politique internationale.
DERRIERE OBAMA:
LE LOBBY MILITARO-INDUSTRIEL
Derrière Obama, outre tout le
gang Clinton
(4),
Hillary en tête, qui a organisé les assauts
contre l’Irak, la Yougoslavie et l’espace
post-soviétique,
on retrouve
aussi le lobby militaro-industriel yankee.
On passe sous silence dans nos media le fait que
c’est le républicain Mc Cain, le « maverick »,
c’est à dire le trouble-fête de la politique US,
qui s’est montré le plus critique vis à vis de
ce lobby
(5)
et non pas le vertueux démocrate Obama. Ce qui
explique sans doute la vertigineuse ascension
d’Obama dans les media.
Le nouveau président entend
« renforcer
l'armée et développer ses moyens afin que l'US
Army reste au premier rang mondial, malgré les
déconvenues irakienne et afghane ».
Le principal conseiller d’Obama, qui dirigera
son staff, comme il avait déjà dirigé celui de
Bill Clinton en 1998-2001, est
John Podesta.
Un vert-kaki, faux écologiste et vrai
militariste à la Cohen-Bendit, il est l’auteur
d‘un livre intitulé « THE POWER OF PROGRESS :
HOW AMERICA'S PROGRESSIVES CAN (ONCE AGAIN) SAVE
OUR ECONOMY, OUR CLIMATE, AND OUR COUNTRY », qui
lui vaut une réputation totalement usurpée de
progressiste. Podesta dirige l’un des trois
groupes de lobbying yankee les plus puissants,
le
Podesta Group. Parmi les
clients de ce
« progressiste »,
comme dit LE MONDE : BP, Defense Lockheed Martin
and General Dynamics (les deux firmes
principales d’armements US), Genentech and Amgen
(biotechnologie), Novartis International AG (le
géant suisse pharmaceutique), et Wal-Mart …
Faut-il vous en dire plus ?
Le
reste de l’équipe de transition est constituée
de lobbyistes et de politiciens, piliers de
l’establishment de Washington, dont certains
comptent trois à quatre décennies de carrière.
C’est çà la
« révolution
Obama » (sic) !
OBAMA
SE DISTANCERA-T-IL VRAIMENT DE BUSH ?
Quant à savoir si sur le fonds Obama se
distancera de Bush,
notons qu’il a fait allégeance au lobby des
armes (la fameuse NRA), qu’il est nébuleux sur
la signature du protocole de Kyoto (les USA sont
le plus gros pollueur mondial)
(6),
qu’il souhaite renforcer la barrière de sécurité
avec le Mexique ... Significativement,
concernant le
Patriot Act,
en 2005, Obama a voté pour la reconduction de
cette loi, destinée à contrer le terrorisme mais
qui limite fortement les libertés individuelles.
Le
bâton restera donc, Obama ou pas, l’option n°1
de la politique yankee.
« Car
en ces jours où l'on commence à regarder la
présidence d'Obama avec un œil plus réaliste, il
faut retenir deux choses. La première est que
Barack Obama a lancé dès son discours
d'acceptation un avertissement sévère aux
trouble-fête dans le monde. La seconde est que
l'héritage des présidents Bush reste néanmoins
le fait que les Etats-Unis frappent »,
commentait LE TEMPS (« L'Amérique,
respectée parce que frappeuse »,
édito du 15 nov. 2008).
Au
milieu du déferlement d’américanolâtrie de l’Obamania,
des voix s’élèvent pourtant, aussitôt étouffées,
pour dénoncer la « méprise ». Ainsi Guy Spitaels
dans un essai
(7)
consacré à l’élection présidentielle américaine
« se
penche sur le positionnement d'Obama et Mc Cain
et analyse les défis qui attendront le nouveau
président sur la scène internationale ».
Il conclut
« pour
affirmer que, quelle que soit l'issue des
élections, nous aboutirons à ce qu'on peut
appeler un
"quasi statu
quo hégémonique",
avec à la tête de la première puissance mondiale
un président
"exceptionnaliste
et guerrier". »
Et bien entendu, comme tous ses concurrents,
Obama
a fait allégeance dès le début aux puissants
lobbies sionistes et israéliens américains.
Notamment devant l’assemblée de l’AIPAC, le plus
puissant de ces lobbies, Il a promis que
Jérusalem resterait
capitale
indivisible de l'Etat juif.
L’ECHEC PROGAMME D’OBAMA :
LES NEO-CONS EN EMBUSCADE !
Obama, tout comme Kennedy en son temps échouera.
Parce que les USA, superpuissance sur le déclin,
n’ont plus depuis longtemps les moyens
économiques et financiers, et surtout
militaires, de leur impérialisme planétaire.
Relire les analyses d’Emmanuel Todd
(8)
ou de LA NATION EUROPEENNE. Et parce que la
crise économique et financière plombe dès
maintenant son programme.
Le danger est là. Car l’échec annoncé d’Obama,
qui rejettera notamment les petits blancs et les
latinos qui ont voté Obama, dans les bras des
républicains, annonce une nouvelle vague
néo-conservatrice !
Le fait majeur
de cette élection ce n’est pas Obama, mais
l’émergence de Sarah Palin.
Arrivée trop tard, pas encore assez formée, pour
cette élection. Mais qui se tient déjà en
embuscade pour les élections Us de 2012. On a
tord ici de railler le caractère populaire de
Palin, ses gaffes et ses tics, comme on se
moquait de Bush ou de Reagan. Ce que ne voient
pas nos intellos arrogants, c’est que c’est
justement ce côté monsieur (ou madame) tout le
monde qui a fait leur succès. Femme, jeune (44
ans), jolie (elle a frôlé le titre de reine de
beauté de l'Alaska), peu expérimentée (et donc
non liée à l’establishment de Washington que
déteste l’Amérique profonde et qu’incarne Obama),
très conservatrice – anti-avortement, pour le
port d'armes, favorable à la poursuite de
l'occupation américaine en Irak –, mère de cinq
enfants, radicalement anti-russe (au moment où
le gouffre se creuse avec Moscou), Palin est un
résumé vivant du programme conservateur.
Palin, qui est intellectuellement très au-dessus
de Bush, va être prise en main. Par les mêmes
qui ont façonné Bush junior. Inconnue, sans
expérience, elle n’est Gouverneur de l’Alaska
que depuis 2006, son parcours est
impressionnant, bien plus que celui d’Obama. En
quelques mois, elle est passée d’une fonction
politique mineure à celle de leader potentiel
des conservateurs. Qui ont trouvé en elle un
leader populaire, capable, ce que faisait
difficilement le golden boy Bush, d’unifier les
différentes strates républicaines.
La
candidate des lobbies conservateurs et religieux
a été dès son apparition
qualifiée de
« divine
surprise »
par le principal idéologue des neo-cons Bill
Kristol, l’auteur principal du
« projet
pour un nouveau siècle américain ».
Les neo-cons, dont Bush ne fut que le
porte-parole, parient sur le fait qu’Obama ne
sera qu’une parenthèse. L’avenir leur donnera
hélas sans doute raison.
La seule chose que les peuples du monde
puissent espérer des USA, ce sont leur chute
et leur destruction. Comme le rappelait le
Che Guevara à l’aube des années 60, les
« USA
sont l’ennemi du genre humain »
et cet ennemi
« doit
être détruit ».
Carthago
delenda est !
Notes et renvois :
(1)
Lire à ce sujet l’édifiant livre de François
Forestier,
MARILYN ET JFK,
Albin Michel, 2008. Une plongée dans l’univers
de corruption et de démence des années Kennedy,
à l’opposé du mythe que l’on nous ressert
aujourd’hui dans le cadre de
l’Obamania.
Le sommet étant les pages où l’auteur, sur base
de documents irréfutables, nous décrit un John
Kennedy grand amateur de drogues shooté au LSD,
qu’il vient tout juste de découvrir la veille,
alors que débute la crise des missiles à Cuba,
où le monde faillit basculer dans la guerre
nucléaire.
(2)
John R. MacArthur,
YOU CAN'T BE
PRESIDENT. THE OUTRAGEOUS BARRIERS TO DEMOCRACY
IN AMERICA, Melville House
Publishing, New-York, 2008.
(3)
Noam Chomsky & Edward Herman,
LA FABRICATION
DU CONSENTEMENT. DE LA PROPAGANDE MEDIATIQUE EN
DEMOCRATIE, Nouvelle édition
revue et actualisée chez AGONE, Collection
contre-feux.
Dans cet ouvrage,
« désormais
un classique outre-Atlantique (1988, reed.
2002), les auteurs présentent leur "modèle de
propagande", véritable outil d'analyse et de
compréhension de la manière dont fonctionnent
les medias dominants. Ils font la lumière sur la
tendance lourde a ne travailler que dans le
cadre de limites définies et a relayer, pour
l'essentiel, les informations fournies par les
élites économiques et politiques, les amenant
ainsi a participer plus ou moins consciemment a
la mise en place d'une propagande idéologique
destinée a servir les intérêts des mêmes élites.
En
disséquant les traitements médiatiques réserves
a divers événements ou phénomènes historiques et
politiques (communisme et anticommunisme,
conflits et révolutions en Amérique Latine,
guerres du Vietnam et du Cambodge, entre
autres), ils mettent a jour des facteurs
structurels qu'ils considèrent comme seuls
susceptibles de rendre compte des comportements
systématiques des principaux medias et des modes
de traitement qu'ils réservent a l'information.
Ces
facteurs structurels dessinent une grille qui
révèle presque a coup sur comment l'inscription
des entreprises médiatiques dans le cadre de
l'économie de marche en fait la propriété
d'individus ou d'entreprises dont l'intérêt est
exclusivement de faire du profit; et comment
elles dépendent, d'un point de vue financier, de
leurs clients annonceurs publicitaires et, du
point de vue des sources d'information, des
administrations publiques et des grands groupes
industriels. »
(4)
“Barack
Obama's transition team is a collection of
Washington insiders, former Clinton
administration officials, corporate and banking
executives, and individuals with roots in the
Chicago Democratic Party political machine”,
écrit le correspondant à Chicago du WSWS.
(5)
Voir notamment l’interview de Mc Cain dans le
film documentaire (consacré au lobby
militaro-industriel US) de Eugène Jarechi,
L’AMERIQUE EN GUERRE, BBC, avec
France 2/Arte/CBC, 2008.
Mc Cain s’y montre très critique envers le
lobby, dont il prône le contrôle des dépenses
militaires.
(6) « La
nouvelle administration américaine va jauger,
patienter, sûrement pas se précipiter à prendre
des décisions », prédit David
Ignatius du WASHINGTON POST, invité à Bruxelles
par le German Marshall Fund (10 novembre 2008).
(7)
Guy Spitaels,
LA MÉPRISE,
Editions Luc Pire, Bruxelles, nov. 2008.
Guy Spitaels est Ministre d'État, professeur
honoraire à l'université libre de Bruxelles.
Dans le domaine des relations internationales,
il fut président de l'Union des partis
socialistes européens et professeur au collège
d'Europe à Bruges. Il est aussi président
d'honneur de l'Internationale socialiste et
membre des Conseils d'administration de
l'Institut des relations internationales et de
la très atlantiste Fondation Spaak. Il est
l'auteur de : LA TRIPLE INSURRECTION ISLAMISTE
(2005) et de CHINE-USA. LA GUERRE AURA-T-ELLE
LIEU ? (2006), parus chez Luc Pire.
(8)
Emmanuel TODD,
APRES
L’EMPIRE. ESSAI SUR LA DECOMPOSITION DU SYSTEME
AMERICAIN, Gallimard, 2002 ; et
Luc MICHEL, « Le chaos du Nouvel Ordre mondial
et son futur, explications et perspectives
géopolitiques », in
LA NATION
EUROPEENNE, Revue théorique du
Communautarisme européen, n° 3 (2e Série),
Bruxelles, Août 2005.
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