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Les Français sont depuis quelques mois
confrontés à des questions de société qui, à
peine évoquées à grand bruit dans les grands
médias, sont évacuées deux jours après au profit
d’autres sujets souvent aussi importants,
lesquels à leur tour, cèdent la place avant même
que n’ait lieu un débat.
Un
exemple récent de cet « escamotage » permanent
est celui des tests ADN utilisables désormais
par les ressortissants Africains pour faciliter
l’obtention de visas par leurs proches (loi du
20/09/2007).
Le
législateur français s’était jusqu’ici montré
réticent devant la perspective d’utiliser la
génétique pour établir ou vérifier la filiation
(paternelle).
En
effet la filiation a toujours été
traditionnellement corrélée à la légitimité du
couple parental, à sa stabilité, à l’amour
réciproque, et à l’éducation au sein de la
famille.
Introduire le recours à la génétique ne peut
s’envisager pour les citoyens Français qu’à
travers une décision judiciaire, dans le cadre
d’un conflit processuel.
Le
risque dont il faut se garder est naturellement
le désordre qui ne manquerait pas de résulter
des déconvenues de maris réalisant leur
infortune conjugale à la lecture de tests venant
démentir leur paternité. Or la filiation doit
émaner de la famille et aller vers l’enfant et
non l’inverse. Subordonner le test ADN à
l’octroi d’un visa rendrait d’ailleurs délicat
pour notre Président lui-même de voyager en
Afrique puisque ainsi que chacun le sait il
compte au sein de son foyer des enfants d’un
autre lit…
La
France qui n’est jamais avare de leçons
d’humanisme vient encore de montrer le mauvais
exemple avec une loi qui heurte les consciences,
le bon sens, et les dispositions de la
convention internationale des droits de l’enfant
(1989) qui interdit les séparations des enfants
et leur famille !
Le
Comité de rédaction.
MCR |