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Du 22 au 24 octobre 2007,
une délégation des membres du Mouvement des
Comités révolutionnaires-Libye (MCR-Libye) et du
comité populaire général de la jeunesse et des
sports en Grande Jamahiriya a pris part au 1er
Forum International sur la démocratie à Yaoundé
au Cameroun dans la salle de Conférence du
Centre des Nations unies pour les Droits de
l'homme et la démocratie en Afrique centrale.
Il est à indiquer que ce
forum réunissait plus d'une centaine de
participants parmi lesquels les délégués venus
du Cameroun, de l'Angola, de la République
centrafricaine, du Gabon, de l'Afrique du sud,
du Rwanda, du Burundi, des deux Congo, du Bénin,
du Mali, du Sénégal, du Tchad, d'Algérie et bien
évidemment de la Libye.
La délégation libyenne
répondait ainsi à l'invitation du NDH-Cameroun
(Nouveaux droits de l'homme) qui co-organisait
le forum avec Solutions Cameroun. La délégation
libyenne étant l'une des plus fortes délégations
avec cinq participants, a pris part avec mérite
aux travaux du forum dont l'enjeu principal
était de présenter le bilan de la démocratie en
Afrique centrale de 1990 à 2007 et exposer de
nouvelles perspectives pour les années à venir.
Le niveau du débat était
élevé vu le statut des participants pour la
plupart des académiciens, des leaders
d'organisations de la société civile, des
journalistes et des membres d'institutions
spécialisées des Nations unies, et quelques
missions diplomatiques accréditées au Cameroun.
Durant les trois jours des
travaux au quartier Bastos à Yaoundé, les
participants ont déblayé tous les contours du
concept de la démocratie en Afrique en général
et en Afrique centrale en particulier. Ils ont
tour à tour dressé un bilan déplorable de la
démocratie en Afrique et surtout en matière de
la gouvernance, le non respect de la personne
d'autrui, la violation constante des droits
inaliénables du citoyen africain, la violation
permanente des droits des journalistes et leur
incarcération abusive, l'absence d'un modèle
efficace de la démocratie en Afrique,
l'ingérence extérieure dans les affaires privées
des Etats africains, la crise du pouvoir entre
les différents acteurs politiques,
l'illégitimité de la presque totalité des chefs
d'Etat qui accompagne la gestion des affaires
publique sous l'emprise de la dictature.
Les interventions des
docteurs Zamona et El Briki, du discours
inaugural aux exposés des 22 et 23 octobre 2007
ont donné l'occasion aux participants de mieux
comprendre les mécanismes d'une démocratie
africaine qui tire sa source des origines
politico-culturelles de l'Afrique traditionnelle
et que le Guide de la révolution l'a matérialisé
dans le Livre Vert. Leurs différentes
présentations ont donné à comprendre ce que
c'est que la démocratie directe dont
l'expérience pilote de la Grande Jamahiriya n'en
cesse d'émerveiller les peuples du monde.
Les thèmes des exposés du
docteur Breki du 22/10/2007 sur la question de
la démocratie en Afrique et la Résolution des
conflits et du 23/10/2007 sur la démocratie
directe : l'expérience pilote de la Grande
Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et
Socialiste ainsi que du docteur Zamona sur les
bases théoriques de la démocratie directe ont
relancé un grand débat entre les participants
sur le concept de la démocratie en disjonction
d’avec ce que nous présentent les impérialistes
occidentaux. Ces participants au cours du débat,
ont demandé qu'une réflexion postérieure soit
menée en Afrique devant un parterre d'hommes
politiques et d'universitaires afin de préparer
le continent aux nouveaux défis qu'imposent
aujourd'hui les populations africaines trop
souvent marginalisées dans les enjeux politiques
qui les engagent et auxquels ils ne sont
consultés que lors des élections souvent gagnées
d'avance.
Le NDH se présente en ce
moment au Cameroun comme l'une des plus
dynamiques structures de la Société civile
camerounaise. Il agit dans le cadre de la
démocratie, des droits de l'homme, de la bonne
gouvernance, l'éducation et la formation.
Après Yaoundé le
24/10/2007, les participants se sont déplacés à
Douala pour participer au Premier forum national
de la Société civile sur la démocratie, une fois
de plus organisée par le NDH et la Plate-forme
camerounaise de la société civile sur les
élections et la démocratie du 25 au 27 octobre
2007.
Durant trois jours de
travaux, la société civile camerounaise a
examiné la question de la démocratie au
Cameroun, ses multiples controverses dans le
processus électoral, et l'alternance au pouvoir
qui n'a jamais existé depuis 25 ans.
Les jeunes camerounais ont
profité de cette occasion pour marquer leur
soutien au Président Paul Biya dont le retrait à
la course aux élections présidentielles de 2011
ferait de lui un héros national. Selon ces
jeunes, ils lui pardonneront de tous les maux
qui ont traversé le pays depuis son accession à
la magistrature suprême en 1982.
On retiendra que le forum
de Douala aurait été un cadre pour la société
civile camerounaise de préparation pour la prise
du pouvoir en 2011. Les concertations en vue
d'une mobilisation à grande échelle se sont
produites sous l'emprise des différents leaders
de la société civile camerounaise qui sont venus
des dix provinces que compte le Cameroun.
L'envoyé spécial du MCR,
Gilbert. |