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Le
Gabonais Jean Ping a officiellement pris lundi
la présidence de la Commission, l’organe
exécutif de l’Union africaine (UA). Il succède
ainsi au professeur Alpha Oumar Konaré avec la
lourde tâche de réformer l’organisation pour la
rendre plus efficace.
La cérémonie de
passation de pouvoir entre le président sortant
de la Commission de l’Union africaine (UA), le
Malien Alpha Oumar Konaré, et son successeur, le
Gabonais Jean Ping, a eu lieu lundi au siège de
l’organisation, à Addis-Abeba, capitale de
l’Ethiopie.
Changement
d’homme, mais aussi changement de style. Alpha
Oumar Konaré incarnait une vision idéaliste de
l’Afrique. Une Afrique forte et unie, une
Afrique débarrassée des scories de la
colonisation.
Son successeur,
l’ancien chef de la diplomatie gabonaise, Jean
Ping, appartient à une autre école, moins
lyrique…
M. Konaré, qui
était président malien de 1992 à 2002 et
président de la Communauté économique des Etats
de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de 1999 à 2001,
a été président de la Commission de l’UA de 2003
à 2008. Lors de son 10e sommet tenu
en janvier à Addis-Abeba, l’UA a désigné le
vice-Premier ministre et ministre gabonais des
Affaires étrangères Jean Ping pour remplacer M.
Konaré.
Un certain nombre
de réformes s’imposent si cette organisation
souhaite un jour être réellement efficace. Le
très prudent Jean Ping a devant lui un vaste
chantier à construire.
Extrait de
Linternationalmagazine.com, publié le 28/04/2008 |