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Linternationalmagazine.com, publié le 21/04/2009
Les forces de
l’ordre ont dispersé à plusieurs reprises lundi
après-midi des groupes de partisans de M. Ravalomanana,
à coups de grenades lacrymogènes et de tirs de
sommation. On compte au moins deux morts.
Deux partisans du
président évincé de Madagascar Marc
Ravalomanana ont été tués lundi et au
moins 13 blessés, en majorité par balle, à
l’issue d’une manifestation violemment réprimée
par les forces de l’ordre à Antananarivo.
Le cadavre d’un
manifestant était entreposé lundi après-midi
dans la morgue du principal hôpital de la ville,
HJRA, a constaté un journaliste de l’AFP.
Interrogé, un médecin urgentiste de l’hôpital,
Lary Tiana Rabary, a indiqué que
l’autopsie déterminerait si la victime, touchée
à la tête, a été tuée par une balle ou un éclat
métallique.
Lundi soir, le
chef des urgences de l’HJRA, Cornell
Rafolohanitrarivo, a fait état par téléphone
de "deux morts", sans plus de précisions.
A l’extérieur du service des urgences, une liste
de 12 blessés était affichée, dont cinq
en réanimation et deux en neurologie. Plusieurs
sources hospitalières ont précisé que 13
blessés, dont une grande majorité par balle,
avaient été admis à l’hôpital.
Les "pro-Ravalomanana"
persistent
Plusieurs
milliers de manifestants pro-Ravalomanana
s’étaient une nouvelle fois rassemblés lundi
midi "Place de la démocratie", un parc du
centre de la capitale où ils réclament
quasi-quotidiennement le retour de
Ravalomanana au pouvoir.
Le cortège s’est
ensuite déplacé vers la Haute cour
constitutionnelle où une délégation a
demandé à l’institution des "explications sur la
mise en place de la Haute autorité de
transition" au regard de la Constitution.
Les partisans de
Ravalomanana se sont ensuite dirigés vers le
tribunal de grande instance, qui était
fermé, pour y déposer une lettre au procureur de
la République protestant contre la saisie,
dimanche soir par des militaires, d’équipements
de transmission de Radio Mada, Radio
Fahazavana et Télé Mada, trois médias proche
de l’ex-président.
Les forces de
l’ordre sont alors intervenues pour disperser
les manifestants à coups de grenades
lacrymogènes et assourdissantes. Des
affrontements ont ensuite opposé jusqu’en fin
d’après-midi les forces de l’ordre à des groupes
de manifestants mobiles qui leur lançaient des
cailloux, dans le quartier du lac Anosy,
regroupant de nombreux ministères.
...on compte une
centaine de morts
Lâché par l’armée
et confronté à la pire crise qu’il ait connue
depuis son arrivée à la tête du pays en 2002,
Ravalomanana avait remis ses pouvoirs à un
directoire militaire le 17 mars. Ce directoire
les avait immédiatement transférés à Andry
Rajoelina, alors chef de l’opposition, et
désormais à la tête d’une Haute autorité de
transition (HAT).
L’UA, la Communauté de
développement d’Afrique australe
(SADC) et l’Organisation internationale de la
Francophonie ont suspendu Madagascar. Les
Occidentaux ont condamné ce qu’ils considèrent
comme un "coup d’Etat".
La crise
politique dans la Grande Ile a entraîné la mort
de plus d’une centaine de personnes depuis fin
janvier et paralyse l’économie.
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