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Le sida est un "virus paisible", affirme Kadhafi
MAPUTO, 12 juil (AFP) - Le VIH/sida est un "virus
paisible", a affirmé samedi le dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi à ses homologues réunis pour la
clôture du sommet de l'Union africaine (UA) à Maputo.
"Sida, sida, sida. Nous n'entendons rien d'autre.
C'est du terrorisme. C'est une guerre psychologique.
Le sida est un virus paisible. Si vous restez propre,
il n'y a pas de problème", a déclaré M. Kadhafi, au
cours d'un discours impromptu de 45 minutes, supposé
être une courte et convenue allocution de remerciement
pour la fin du sommet.
Le sida et le paludisme sont "les forces de Dieu
défendant l'Afrique" contre la recolonisation, s'est
enflammé le dirigeant libyen, sans plus de précisions.
"Le paludisme n'est pas dangereux, sauf si quelqu'un
d'infecté est piqué et que c'est transmis. Le
moustique n'est pas un insecte dangereux en soi. Ils
nous effraient avec ces choses", a-t-il expliqué, en
référence vraisemblablement aux pays industrialisés.
M. Kadhafi a également lancé des piques en direction
des pays développés et de leur aide au développement
de l'Afrique.
"Ils se moquent de nous et prétendent résoudre nos
problèmes. Nous ne sommes pas des écoliers. Nous ne
sommes pas des enfants. Ils disent que nous n'étions
pas civilisés et que nous ne connaissions pas Dieu. Ce
n'est pas vrai. Cela prouve leur ignorance. Il y avait
des civilisations en Afrique 3.000 ans avant le
Christ", a-t-il souligné.
Le paludisme est la principale cause de mortalité des
enfants âgés de moins de cinq ans en Afrique, tandis
que le sida touche 42 millions de personnes dans le
monde, dont 29,4 millions en Afrique.
Cinq infirmières et un médecin bulgares, ainsi qu'un
médecin palestinien, employés de l'hôpital pédiatrique
de Benghazi (650 km à l'est de Tripoli), sont accusés
depuis 1998 en Libye d'avoir transmis le virus du sida
à 393 enfants libyens et risquent la peine de mort.
Ils ont été jugés devant un tribunal du peuple,
spécialisé dans les affaires d'atteinte à la sécurité
de l'Etat, qui avait renvoyé en 2002 le dossier au
Parquet pour absence de preuves sur l'accusation
d'"assassinat avec préméditation" visant à "saper la
sécurité de la Libye".
Le Parquet avait maintenu l'accusation de "propagation
d'une épidémie par injection de produits contaminés",
passible de peine de mort.
Leur procès avait repris le 8 juillet à Benghazi, mais
avait aussitôt été reporté sine die.
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