|
A BRUXELLES, MOAMMAR KADHAFI
REAFFIRME LES GRANDS AXES DE SON ACTION POLITIQUE
L’analyse de Luc MICHEL
(in our next issues English and Spanish versions)
DEMOCRATIE DIRECTE, SOLIDARITE EURO-AFRICAINE, UNION
DES PEUPLES DE LA MEDITERRANEE, LUTTE CONTRE LE
COLONIALISME :
A BRUXELLES, MOAMMAR KADHAFI REAFFIRME LES GRANDS
AXES DE SON ACTION POLITIQUE
Depuis la fin 2003, la Jamahiriya libyenne a
modifié ses priorités, donnant la primauté à la
stabilité et à la modernisation de son
système, à l’ère de la Globalisation. Le but de
Moammar Kadhafi étant la préservation des acquis
principaux de la Révolution du 1er
septembre en 1969. L’accent mis sur la lutte
contre le terrorisme islamique répond aux même
préoccupations et donne en Occident matière à de
nombreuses fausses interprétations.
Rappelons quelques vérités occultées. La Libye a
été la première en 1998 à lancer un mandat
d’arrêt international contre Ben Laden. Action
bloquée au niveau d’Interpol par les Etats-Unis. Les
islamistes venaient de tenter un coup d’Etat, avec
tentative d’assassinat de Kadhafi, dans le but de
faire de la Libye un centre d’action pour les
partisans de Ben Laden. Parmi les participants à
cette action des groupes intégristes financés par la
CIA et formés par le MI6 britannique, auteur par
ailleurs de multiples tentatives d’assassinat du
Guide libyen.
Depuis plusieurs décennies, l’alliance de la CIA
et du State Department avec les islamistes est une
constante de la politique de Washington contre
les adversaires de l’Ordre américain : en
Afghanistan contre les Soviétiques (déjà avec Ben
Laden), avec l’Iran de Khomeiny contre Saddam
Hussein au moment de l’ « Irangate », avec les
« Frères musulmans » contre la Syrie ba’athiste,
avec les islamistes d’Izetbegovic en Bosnie contre
la Yougoslavie nationale-communiste, ou encore avec
les islamistes chiites contre l’Irak ba’athiste.
Les
islamistes représentant la seule opposition à la
Révolution libyenne, l’après « 11 septembre » a été
une divine surprise pour Kadhafi, qui a vu les
Etats-Unis engager la lutte contre leurs alliés
islamistes d’hier. Comme le précisait un analyste
américain du PNIR, « Tripoli et Washington ont pu
trouver un terrain d’entente … parce que Kadhafi
était capable d’utiliser la guerre contre le
terrorisme à son propre avantage ».
La
réorientation de la politique de la Jamahiriya a
donné lieu à de nombreux commentaires fielleux,
accusant Tripoli de « reniements ». A l’occasion de
sa visite historique à Bruxelles, capitale de
l’Union européenne, Kadhafi a remis les pendules à
l’heure et rappelé fort opportunément les grands
axes constants de son action politique.
En
voie de réhabilitation aux yeux de la communauté
internationale, après s’être imposé au sein du monde
africain où, père de la nouvelle Union africaine,
il a pris la succession incontestée de NKrumah en
tant que leader du Panafricanisme, Kadhafi,
qui s'est posé en « chef de file pour la
paix », a livré une justification de ses
positions passées en faveur des mouvements de
libération nationale, abusivement taxés de
« terrorisme », conséquence à ses yeux d'un monde
« en déséquilibre ».
« Le terrorisme est le résultat du déséquilibre
que traverse actuellement le monde », a
déclaré Mouammar Kadhafi lors d'une intervention au
Parlement belge. Il a avancé une définition selon
laquelle « le terroriste est celui qui est
forcé de se défendre pour récupérer (ses) droits par
des moyens brutaux car il n'en a pas d'autres ».
« Quand vous êtes ciblés, vous êtes disposé à mettre
des ceintures (d'explosifs) autour du corps, à
piéger des voitures (...) pour défendre la famille »,
a-t-il souligné. Le dirigeant libyen a renchéri dans
un entretien diffusé peu après sur les ondes de
« Radio France Internationale » (RFI), où il a
affirmé qu'il ne regrettait « absolument pas
le passé ». « On nous a accusés d'être
terroristes, mais c'était le prix qu'on devait
payer. Si c'est cela le terrorisme, on est fiers
d'être terroristes parce qu'on a aidé à la
libération du continent (africain) »,
a-t-il dit.
Le
dirigeant libyen a appelé l'Europe « à se
réveiller » et faire entendre sa voix en
Irak et dans le conflit du Proche-Orient. Dans ce
contexte, le dirigeant libyen a encouragé les
Européens à assumer leur « rôle historique »
face à la superpuissance américaine, au risque
sinon de voir la planète sombrer « dans la loi
de la jungle ».
Kadhafi a prôné à Bruxelles un rôle accru de
l'Europe pour remédier aux déséquilibres du monde
actuel. « Il faut que l'Europe regagne sa
confiance et qu'elle se débarrasse de ses complexes
(...) qu'elle se réveille avant qu'il ne soit trop
tard », a-t-il fait valoir devant les
députés et sénateurs belges ébahis. « Je
voudrais entendre la voix de l'Europe en ce qui
concerne la tragédie actuelle de l'Irak »,
a-t-il souligné, en dénonçant « l'occupation »
du pays par la coalition dirigée par les Etats-Unis.
« Nous devons questionner ceux qui ont
entrepris cette occupation de l'Irak, sinon on se
dirige vers la loi de la jungle », a-t-il
ajouté.
Il
a par ailleurs estimé que « la coopération
entre l'Union européenne et l'Union africaine
revêtait une importance majeure ».
Partisan de l’Afrique unitaire, Kadhafi est aussi
– et on l’ignore trop souvent – un grand
« Européen ». Il n’a jamais cessé de soutenir
l’unité européenne (notamment l’Euro qu’il voit
comme un contre-feu au Dollar), en laquelle il
pressent la clé d’un nouveau monde multipolaire.
Le projet de KHADAFI s’inscrit aussi dans
une
politique de rapprochement euro-arabe et
euro-africaine autour de la Méditerranée.
L’œuvre entreprise par KADHAFI démontre à
l'unanimité que s’il est nécessaire d'unifier les
forces progressistes arabes et africaines, il faut
aussi tendre à l'unité d'action avec l’Union
Européenne.
L’enjeu méditerranéen, c’est-à-dire le
rapprochement et l’intégration des deux rives de la
« Mare nostrum », de leurs économies et de leurs
peuples, est capital. Non seulement pour
l’équilibre régional, mais aussi pour l’avenir de
l’Europe.
A
propos du conflit israélo-palestinien, le chef de
l'Etat libyen a aussi émis le « souhait que
l'Europe contribue à régler le problème du
Proche-Orient de façon directe et ne soit pas
marginalisée ». Kadhafi a estimé qu'il
« ne peut y avoir deux Etats », israélien
et palestinien, comme le soutient le plan de paix de
la pseudo « communauté internationale » – une
communauté singulièrement occidentale – parrainé par
le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie, Nations
unies), mais un seul. « La solution est à mon
avis la construction d'un Etat démocratique pour
tous », unissant arabes, chrétiens,
musulmans et juifs enfin libéré de l’hypothèque
sioniste, a-t-il affirmé.
Mouammar Kadhafi a terminé son discours au Parlement
belge par une explication de texte sur la Jamahiriya
libyenne, expérience-pilote de démocratie
populaire directe. D'abord amusés, avec cette
fatuité méprisante typique des politiciens
occidentaux, les députés et sénateurs sont restés
quelque peu interloqués, lorsqu'il a qualifié
avec justesse le système représentatif
« d'imposture » et leur a prédit avec un sourire
qu'un jour « le peuple s'assiéra à votre place ».
Dans un pays artificiel comme la Belgique, produit
de l’impérialisme du XIXeme siècle, sans
aucune légitimité nationale ou populaire, ces
paroles ont résonné comme une prophétie dérangeante
aux oreilles de la particratie belgicaine. En
Belgique, où la classe politique a cadenassé
totalement la vie politique, interdisant toute
émergence de forces nouvelles, la crise de la
pseudo-démocratie parlementaire occidentale – en
fait une ploutocratie reposant sur le
monopole des media et la confiscation de l’Etat –
est particulièrement avancée. Et la Démocratie
directe est une alternative. Ces propos du Guide
libyen ont bien évidemment été occultés par les
media aux ordres.
Cela a évidemment déplu. Aussi bien aux politiciens
atlantistes qu’aux lobbies sionistes. Ceux-ci ont
donc lancé une campagne de diffamation contre
Kadhafi, qualifié de « dictateur sanglant » (sic).
Passons sur le rapport ubuesque d’Amnesty
International, que l’on aimerait aussi entendre sur
les violations des droits des prisonniers serbes
dans les geôles du TPI ou sur le cas des prisonniers
politiques irakiens aux mains des USA.
Mais revenons sur les attaques menées par les
parlementaires écologistes belges, représentants
locaux du « Parti Vert Européen », qui ont mené
l’action contre la venue de Kadhafi. Ils ont
singulièrement tonné contre les propositions de
Kadhafi en faveur d’un seul Etat démocratique et
laïc en Palestine, estimant que le guide libyen
« agressait » (resic) de manière inacceptable
Israël.
Ceci prend tout son sel lorsque l’on sait que la
Démocratie directe libyenne reçoit un large écho au
sein des milieux de l’écologie radicale – la
deep ecology, celle d’ « Earth First ! »
ou d’ « Europe-Ecologie », la Fraction verte du
« Communautarisme européen » liée au PCN.
Décidément les politiciens verts européens, ralliés
à l’OTAN, englués dans les prébendes parlementaires
et affalés dans leurs strapontins gouvernementaux,
ont définitivement trahi l’espoir d’une alternative
qu’ils portaient à leurs débuts, il y a plus de deux
décennies. L’avenir des militants verts est hors
de ce marais putride.
La
réaffirmation à Bruxelles, lieu symbolique s’il en
est aujourd’hui, par Moammar Kadhafi des grands axes
de son combat révolutionnaire pour la Cause des
Peuples explique à nouveau les raisons du
soutien du PCN au Guide libyen et à la Démocratie
directe.
Le
PCN, qui considère les « Comités
révolutionnaires », en Libye et au niveau
international, comme une organisation-soeur
et encourage la double appartenance (fait rare au
sein de notre Organisation transnationale)
est fier de son soutien constant, dans les bons
comme les mauvais jours, à la Révolution
jamahiryenne.
Les
media ont constaté la fraternité qui régnait au sein
du Comité d’accueil réuni à l’initiative des
« Comités révolutionnaires » à Bruxelles pour
applaudir Kadhafi, militants africains, européens et
arabes unis dans le combat commun pour la Cause des
Peuples. Cette fraternité est à la fois un exemple
et un objectif !
Extraits : "Je ne regrette absolument pas le passé",
a ajouté le dirigeant libyen. "On a financé, on a
entraîné, on a formé ces combattants de la liberté
(des mouvements de libération nationale), et c'est
quelque chose dont nous sommes fiers, c'était pour
l'Afrique, c'était à cause de l'Afrique", a-t-il
poursuivi.
La
Libye sort peu à peu de son isolement international
depuis qu'elle a accepté, en août 2003, de
reconnaître formellement sa responsabilité dans
l'attentat contre un Boeing de la Panam au-dessus de
Lockerbie (Ecosse), qui avait tué 270 personnes le
21 décembre 1988.
Membre à part entière de l'Euromed
Mardi, le président de la Commission européenne,
Romano Prodi a déclaré que l'Union européenne était
décidée à faire "dès que possible" de la Libye un
"membre à part entière" du processus de Barcelone,
qui régit la coopération entre l'UE et les pays du
pourtour méditerranéen. "Nous sommes engagés à faire
de la Libye un membre à part entière du processus de
Barcelone dès que possible", a déclaré M. Prodi lors
d'une conférence de presse commune avec le dirigeant
libyen Mouammar Kadhafi à Bruxelles.
Il
a ajouté être "pleinement confiant" que les litiges
en suspens entre l'UE et Tripoli, liés notamment à
l'indemnisation des victimes d'un attentat contre
une discothèque de Berlin en 1986 et à la détention
de personnels médicaux étrangers en Libye,
déboucheront "dans les prochaines semaines" sur "des
solutions satisfaisantes".
Mouammar Kadhafi a pour sa part affirmé que son pays
entendait jouer un rôle de "chef de file pour la
paix" dans le monde. "Je voudrais déclarer (...)
devant la Commission européenne que la Libye est
déterminée et engagée à jouer un rôle de chef de
file pour arriver à la paix dans le monde", a
déclaré M. Kadhafi. "La Libye est un pont entre
l'Europe et l'Afrique. Mais elle doit être un pont
pour la paix et la coopération et pas un pont tel
qu'il l'a été dans le passé", a-t-il ajouté.
Lors d'une longue intervention devant les
journalistes, le dirigeant libyen a rendu à
plusieurs reprises un hommage appuyé à son "frère"
Romano Prodi.
Il
a enfin appelé les compagnies européennes et
américaines à investir dans le "développement" de
l'industrie pétrolière de son pays. "Nous avons
besoin des compagnies européennes, nous avons besoin
des compagnies américaines pour améliorer et
moderniser les gisements de gaz et de pétrole",
a-t-il déclaré.
Pas
de relations formelles avec l'UE
Sur
le fond, cette visite, la première du dirigeant
libyen auprès de la Commission européenne, suit une
accélération des relations bilatérales entre les
Etats membres de l'UE et la Liby. Plusieurs
dirigeants européens, dont le chef du gouvernement
italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre
britannique Tony Blair, se sont en effet récemment
rendus en Libye.
La
normalisation complète des relations avec la Libye
-- et notamment la levée d'un embargo européen sur
les ventes d'armes -- dépend toutefois encore du
règlement du dossier de l'attentat anti-américain de
la discothèque "La Belle" à Berlin en 1986, qui
avait fait trois morts et 260 blessés.
Des
négociations sont en cours pour un dédommagement des
victimes, promis par la Libye en août 2003.
La Commission européenne s'engage à faire "dès que
possible" de Tripoli un membre à part entière du
partenariat euro-méditerranée.
L
'Union européenne est décidée à faire "dès que
possible" de la Libye un "membre à part entière" du
processus de Barcelone, qui régit la coopération
entre l'UE et les pays du pourtour méditerranéen, a
déclaré mardi 27 avril le président de la Commission
européenne, Romano Prodi.
"Nous sommes engagés à faire de la Libye un membre à
part entière du processus de Barcelone dès que
possible", a déclaré M. Prodi lors d'une conférence
de presse commune avec le dirigeant libyen Mouammar
Kadhafi à Bruxelles.
Il
a ajouté être "pleinement confiant" que les litiges
en suspens entre l'UE et Tripoli, liés notamment à
l'indemnisation des victimes d'un attentat contre
une discothèque de Berlin en 1986 et à la détention
de personnels médicaux étrangers en Libye,
déboucheront "dans les prochaines semaines" sur "des
solutions satisfaisantes".
Le
dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a pour sa part
affirmé que son pays entendait jouer un rôle de
"chef de file pour la paix" dans le monde. "Je
voudrais déclarer (...) devant la Commission
européenne que la Libye est déterminée et engagée à
jouer un rôle de chef de file pour arriver à la paix
dans le monde", a déclaré M. Kadhafi. "La Libye est
un pont entre l'Europe et l'Afrique. Mais elle doit
être un pont pour la paix et la coopération et pas
un pont tel qu'il l'a été dans le passé", a-t-il
ajouté.
Lors d'une longue intervention devant les
journalistes, le dirigeant libyen a rendu à
plusieurs reprises un hommage appuyé à son "frère"
Romano Prodi.
Il
a enfin appelé les compagnies européennes et
américaines à investir dans le "développement" de
l'industrie pétrolière de son pays. "Nous avons
besoin des compagnies européennes, nous avons besoin
des compagnies américaines pour améliorer et
moderniser les gisements de gaz et de pétrole",
a-t-il déclaré.
Visite de deux jours
Mouammar Kadhafi a entamé mardi à Bruxelles une
visite officielle de deux jours sous haute sécurité,
qui constitue son premier déplacement hors du
continent africain ou des pays du Proche-Orient
depuis 15 ans.
L'avion transportant le chef de l'Etat libyen et sa
délégation a atterri vers 09H00 GMT dans un aéroport
civil privé situé dans l'agglomération de Bruxelles.
Le dirigeant libyen s'est aussitôt rendu au siège de
la Commission européenne pour y rencontrer Romano
Prodi. M. Kadhafi devait avoir également dans
l'après-midi un entretien avec le Haut représentant
pour la politique étrangère de l'UE Javier Solana,
avant d'être reçu dans la soirée avec tous les
honneurs par le Premier ministre belge Guy
Verhofstadt.
La
dernière visite officielle du dirigeant libyen hors
des pays d'Afrique et du Proche-Orient remonte à
1989, lorsqu'il avait participé à Belgrade à un
sommet des pays non-alignés.
Il
devait être ensuite reçu dans la soirée avec tous
les honneurs au Palais d'Egmont, à Bruxelles, par le
Premier ministre belge Guy Verhofstadt, suivi d'un
diner officiel en présence de représentants du monde
politique et économique.
Pas
de relations formelles avec l'UE
Sur
le fond, cette visite, la première du dirigeant
libyen auprès de la Commission européenne, "suit une
accélération des relations bilatérales entre les
Etats membres de l'UE et la Libye", a relevé M.
Kemppinen.
Plusieurs dirigeants européens, dont le chef du
gouvernement italien Silvio Berlusconi et le Premier
ministre britannique Tony Blair, se sont en effet
récemment rendus en Libye.
La
normalisation complète des relations avec la Libye
-- et notamment la levée d'un embargo européen sur
les ventes d'armes -- dépend toutefois encore du
règlement du dossier de l'attentat anti-américain de
la discothèque "La Belle" à Berlin en 1986, qui
avait fait trois morts et 260 blessés.
Des
négociations sont en cours pour un dédommagement des
victimes, promis par la Libye en août 2003.
Les nouvelles qui sont données dans ce bulletin le
sont à titre d'information. Elle n'impliquent pas
nécessairement l'adhésion du CEREDD, en particulier
quant aux informations provenant des media
occidentaux.
The news contained in this
newsletter are given only for information. CEREDD
don't approve necessarly these news, particularly
when information come from Western media.
Cette lettre d'information est gratuite. Pour vous
abonnez ou si vous ne désirez plus la recevoir :
adressez un message à
cereddbxl@yahoo.fr
This Newsletter is free of
charge. To receive it regularly or if you don't want
to receive its future issues : send a mail to
cereddbxl@yahoo.fr
|