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POUR LE SALUT DU MONDE

 

MCR [10.02.2010]

 

Le guide Mouammar Kadhafi, Président en exercice de l'Union Africaine (UA), Roi des rois traditionnels d'Afrique, dans son discours historique prononce mercredi 23 septembre 2009, du haut de la tribune de la 64ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU), propose des solutions de nature à transformer radicalement l'actuelle structure de l'ONU.

Il s'agit pour le guide de favoriser la construction d'une nouvelle Organisation des Nations unie, fondée sur l’égalité entre les nations, grandes et petites, dépourvue du droit de veto, des sièges permanents et non permanents au Conseil de Sécurité, en permettant à l'Assemblée générale, qui représente le congrès mondial, de recouvrer son crédit.

Mouammar Kadhafi a, par ailleurs, aborde le contenu de plusieurs « dossiers chauds», jamais évoqué auparavant, à savoir, les guerres menées, en dehors du cadre des Nations Unies, par de grands pays disposant du droit de veto, les assassinats politiques, les génocides, ainsi que la politique de «deux poids deux mesures» pratiquée au sein des autres organisations internationales telles que l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale... etc.

Il a affirmé que la Libye, qui préside la 64ème session de l'Assemblée générale, aidera, à travers sa position, a améliorer les relations internationales qu'il a qualifiées de« douloureuses, déplorables, terrorisées, terrifiées et sous menaces», afin de parvenir à un monde plus humain où  règnent la paix et la tolérance.

 

Le président de l'Union Africaine a indiqué que la tenue de cette session intervient au moment où plusieurs défis interpellent le monde qui, du reste, doit « s'unir et conjuguer ses efforts, afin de relever ces défis qui constituent l'ennemi commun ».

II a cité les changements climatiques, la crise financière, l'effondrement du système économique capitaliste, la crise alimentaire, les problèmes de l'eau et de la désertification, le terrorisme, l'émigration, la propagation des véritables maladies, «aussi bien que celles inventées par l’homme », affirmant par ailleurs que certains virus ont été fabriqués par des structures militaires, en vue de s'en servir comme des armes dont ils ont fini par perdre le contrôle.

A cet égard, il a fait remarquer que le virus de la grippe porcine pourrait être l'une de ces armes qui n'ont pas été maitrisées, en expliquant comment le mode de traitement des maladies, dans ce monde, relève de la malhonnêteté, arguant du fait que le sérum fabriqué contre la maladie qui se propage, comme « Anf Al-Anza », la grippe porcine, et d'autres encore, est mis en vente a des prix élevés, pour permettre aux entreprises capitalistes de s'enrichir, étant prouvé que ce sont les mêmes entreprises qui fabriquent ces virus dont les effets se propageront à travers le monde aussi longtemps que ces laboratoires demeureront sous influence des services secrets.

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Aussi, Mouammar Kadhafi a-t-il renvoyé l'assistance à son Livre Vert (Troisième Théorie universelle), qui stipule «la prohibition de la vente des médicaments», afin d'arrêter la propagation des virus et permettre au monde de se prémunir contre ces maladies.

Le guide Mouammar Kadhafi a évoqué aussi La Convention d'Ottawa interdisant la fabrication, le transport et la commercialisation des mines anti-personnel, qui, selon le président de l'Union africaine, relève également d'une erreur, au motif que ces mines ne sont pas des armes offensives, mais défensives.

«La mine ne se déplace pas et n'attaque pas. Elle reste a l'endroit ou elle a été plantée, jusqu'à ce que quelqu'un l'approche », a-t-il dit, précisant qu'elle sert à la protection des frontières et des terres contre les infiltrations ennemies et, par conséquent, c'est l'agresseur qui en fait les frais, lorsqu'il franchit le territoire d'autrui.

A cet effet, il a appelé les pays signataires de la Convention d'Ottawa a réviser leur position, renvoyant l'assistance à sa communication sur le site « Kadhafi Parle », qui propose l'annulation ou l'amendement de cette Convention, qu'il fonde sur l'argument selon lequel «les forces d'agression veulent nous dépouiller même des mines défensives et non offensives».

Aussi propose-t-il, en contrepartie de la suppression des mines anti-personnel, le renoncement aux bombes nucléaires et aux missiles transcontinentaux», arguant du fait que «la terrifiante propagation du nucléaire, au même titre que le terrorisme, l'hypocrisie, la peur, l'athéisme, la dépravation des mœurs et la prévalence du matériel, représentent, entre autres, des ennemis communs à nous tous».

Text Box: Les sièges permanents et le veto: des droits inéquitablement repartis.

 

 

Le guide Mouammar Kadhafi a précisé que les Nations unies ont été créées, a l'origine, avec trois ou quatre pays qui s'étaient alliés contre l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, en formant ainsi des Nations unies, plutôt qu'une Organisation des Nations unies, sous l'étendard duquel nous sommes assis aujourd'hui. Ces pays ont formé un Conseil baptisé "Conseil de Sécurité" et se sont attribué des sièges permanents et le droit de veto, a-­t-il dit.

«Nous n’étions pas présents quand ces trois ou quatre pays avaient taillé les Nations Unies à leur mesure et elles nous ont ensuite demandé de porter ce vêtement qu'ils ont cousu. C'est la vérité et c'est cela le fondement de cette organisation onusienne», a affirmé le guide Kadhafi qui précise que cela s'était déroulé en l'absence de 165 nations aujourd'hui présentes et représentant huit fois le nombre de ceux qui avaient, à l'époque, crée cette organisation.».

Brandissant une copie de la Charte des Nations Unies, il a indiqué que «ce sont ces pays qui ont fabriqué la charte, dont le contenu montre que le préambule dit une chose et les articles en disent une autre».

« Comment cela est-il arrivé? », s'est-il interrogé. «Ceux qui étaient présents à San Francisco en 1945 se sont associés pour la rédaction du préambule et ont laissé aux experts, techniciens et politiciens des pays intéressés par cette question (à savoir, les pays qui ont institué le Conseil de sécurité et qui s’étaient alliés contre l'Allemagne) le soin de rédiger les articles, notamment le règlement intérieur dudit Conseil de sécurité», a-t-il répondu.

Pour le guide Kadhafi, «le préambule est très attrayant et ne suscite aucune objection. Mais tout ce qui suit est totalement opposé au contenu du préambule. C'est la situation à laquelle nous sommes actuellement confrontés et que nous dénonçons et refusons. On ne peut plus continuer à cohabiter avec cette situation qui est révolue avec la fin de la seconde guerre mondiale », a-t-il ajouté, passant en revue les passages significatifs de la Charte.

Se fondant sur le passage du préambule qui stipule que «les nations sont égales, petites ou grandes», le président de l'Union africaine a affirmé que «nous n'avons jamais été égaux, au niveau des sièges permanents».

Au sujet d'un autre passage selon lequel «les nations sont égales en matière de droits», le guide Kadhafi a conclu que le veto aussi bien que les sièges permanents, étant tous deux contraires à la charte, constituent des «dispositions que nous ne reconnaissons pas et que nous rejetons».

Le guide Kadhafi a poursuivi son analyse du document en expliquant que le préambule de la charte que nous avons applaudi et signé et qui nous a conduit à adhérer aux Nations Unies, énonce que «nous nous sommes engages à ne pas utiliser la force armée en dehors de l'intérêt commun de toutes les nations». Il a cependant fait observer que 65 guerres avaient éclate à la suite de la fondation de l'ONU et de la création du Conseil de sécurité, faisant des millions de victimes, même plus que les deux guerres mondiales réunies.

Aussi s'est-il demandé si ces guerres et ces agressions, ainsi que la force qui a été utilisée dans ces 65 guerres étaient au service de l'intérêt commun. « Au contraire, ces guerres étaient au service des intérêts de deux ou trois pays », a-t-il affirmé, promettant d'aborder, au besoin, l'histoire de ces guerres pour démontrer si elles ont été menées dans l'intérêt commun ou pour l'intérêt de pays spécifiques».

Il a estimé que «cette situation constitue une contradiction manifeste par rapport à l'esprit du préambule que nous avons accepté et qui nous a amenés à adhérer à cette organisation », estimant que «si la gestion des affaires ne répond pas aux exigences du préambule que nous avons accepté, notre présence dans l’organisation onusienne ne devrait pas continuer.»

«Nous ne faisons pas dans la complaisance. Nous ne délivrons pas un discours diplomatique. Nous n'avons pas peur.

Nous ne nourrissons aucune convoitise. Nous ne pouvons donc pas être complaisants à l’ egard du destin du monde. Nous parlons ici du destin du monde, de celui de la terre et du genre humain. Et dans cette affaire décisive du destin de l'humanité, il n'y a pas d'indulgence, ni d'hypocrisie, ni de diplomatie. Car la complaisance, l'hypocrisie et la peur ont conduit à l'éclatement de 65 guerres, après la fondation des Nations Unies», a-t-il martelé.

Abordant un autre passage du préambule de la charte des Nations unies, qui stipule que «si la force est utilisée, elle devrait être une véritable force onusienne, une force commune», le président de l'Union africaine explique que « c'est l'organisation des Nations unies, sous forme d'Etat-major de guerre, qui devrait utiliser la force; c'est l'ensemble des Nations unies qui doit décider de l'usage de la force, pour la préservation de la paix mondiale, et non un, deux ou trois pays », a-t-il dit.

« Il était convenu, après 1945, date de fondation de cette organisation, que si un pays agresse un autre, les Nations unies, ensemble, devraient dissuader cette agression. Cela signifie que si la Libye agresse la France, par exemple, l'ONU doit dissuader l'agression libyenne, car la France est un pays indépendant et souverain, membre de l'Assemblée générale des Nations unies », a rappelé Kadhafi.

«Bien que nous nous soyons engagés à défendre, ensemble, la souveraineté des nations, 65 guerres et agressions sont survenues sans que les Nations Unies ne les dissuadent », commente Kadhafi qui explique que parmi elles, 8 grandes guerres, particulièrement meurtrières et ayant fait des millions de victimes, ont été menées par des pays disposant de sièges permanents et du droit de veto au Conseil de sécurité.

Il s'agit, à son avis, de pays «envers lesquels nous sommes sereins et qui sont supposés protéger la sécurité et l'indépendance des peuples, dissuader les agressions et propager la quiétude dans le monde ». Cependant, regrette-il, « ce sont ces pays qui ont menacé l'indépendance des peuples et utilisé la force tyrannique, à la faveur du siège permanent au Conseil de Sécurité et du droit de veto qu'ils se sont attribués ».

Tirant sa conclusion, le président de l'Union africaine a indiqué que «rien, dans cette charte, n'autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires intérieures qui relèvent des compétences et de la souveraineté internes de chacun des pays. Il en déduit que le système d'organisation du pouvoir et des institutions est une affaire interne à tout pays membre et par conséquent, personne n'a le droit de s'y ingérer ». Aussi estime-t-il que « si un pays décide de faire de son système politique un régime dictatorial ou démocratique, socialiste ou capitaliste, réactionnaire ou progressiste, cela relève de la responsabilité de la société en question et constitue une affaire interne.

Il s'est appuyé sur l'exemple de la Rome antique qui avait décrété la dictature dont Jules César devait exercer le pouvoir. « Et le sénat lui avait donne mandat d'être dictateur, estimant que la dictature était profitable à Rome», explique-t-il, concluant que c'est une affaire interne, d'autant plus que « personne ne pouvait reprocher à Rome d'avoir fait de Jules César un dictateur ».

Le guide Mouammar Kadhafi a par ailleurs abordé le caractère anti-démocratique du droit de veto, en soulignant que «nous nous sommes entendus sur le préambule de la charte des Nations Unies. Mais le droit de veto, institué plus tard, n'était pas mentionné dans la charte ». Aussi, affirme-t­-il que « si on nous avait informé de son existence, nous n'aurions pas adhéré aux Nations unies».

« Nous avons adhéré à l'organisation sur la base de l'égalité des droits. Cependant le fait qu'un pays brandisse le droit de bloquer toutes nos décisions, sous prétexte de disposer d'un siège permanent au Conseil de Sécurité, nous pousse à nous demander: qui lui a donné ce siège permanent ?», s'interroge le guide Kadhafi.

Ces quatre pays, affirme-t-il, se sont attribués chacun un siège permanent. Or le seul pays que l'Assemblée générale avait élu membre permanent était la Chine, seul pays qui jouit démocratiquement de ce pouvoir. En dehors de la Chine, précise-t-il, les quatre autres sièges n'ont aucune signification démocratique, mais relèvent d'un fait accompli qui nous a été imposé, que nous ne reconnaissons pas et dont nous ne sommes pas passibles du dictat.

 

Text Box: Les sièges permanents doivent revenir aux ensembles régionaux.

 

 

Abordant la question de la reforme des Nations unies, qui suggère l'augmentation des sièges permanents, le guide Mouammar Kadhafi estime qu'elle «compliquera davantage les choses» et accroîtra l'injustice, en ce sens que « l'entrée de nouveaux grands pays au Conseil de Sécurité, qui compte déjà d'autres grandes puissances, fera pencher encore davantage la balance du côté des grands».

Aussi rejette-t-il l'option d'augmentation des sièges et sollicite l'abandon du débat autour de cette proposition, arguant du fait qu'elle pourrait contribuer à léser davantage les petits pays formant actuellement le groupe des 100 (G-100), qui risquent de subir la pression du nombre croissant des membres permanents.

 

Le leader Kadhafi a également évoqué la tension qu'accentuerait la course effrénée aux sièges permanents, favorisée par l'augmentation du nombre des sièges permanents et mettant en lice l'Italie, l’Allemagne, l'Indonésie, l'Inde, le Pakistan, les Philippines, le Japon, le Brésil, l’Argentine, le Nigeria, l'Algérie, la Libye, l'Egypte, le Congo, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Turquie, l'Iran, la Grèce et l'Ukraine... etc.

 

« C'est un droit légitimement reconnu à chacun des Etats membres de postuler au siège permanent du Conseil de Sécurité, tous ces Etats étant égaux, conformément au préambule », a reconnu le guide Kadhafi qui se demande «comment les arrêter? Qui a le droit d'empêcher ces pays de réclamer un siège permanent? Qui a le droit de demander à l'Italie de ne pas réclamer son siège, lorsqu'un siège est attribué à l'Allemagne? ».

 

A son avis, «l'Italie serait plus qualifiée, au regard de l'argument selon lequel elle avait rejoint les Alliés et abandonné l'Axe, à l'oppose de l'Allemagne, l'agresseur, qui avait été vaincue, quand bien même l'Allemagne dont il était question, celle des nazis, est différente de celle de notre temps ».

 

« Si nous donnons à l'Inde un siège, nous pouvons dire qu’elle le mérite, mais le Pakistan pourra protester. Les deux pays étant détenteurs de la bombe atomique et étant en situation de guerre, l’attribution d'un siège à l’un ou à l’autre de ces deux Etats créerait une circonstance aggravante », estime Kadhafi.

Le président de l'Union africaine imagine également les réactions que provoquerait l'attribution de ce siège au Japon, lorsqu'on n'en aura pas dote l’Indonésie, le plus grand pays islamique du monde, ou la Turquie, l'Iran, l'Ukraine, le Brésil, l'Argentine... et pourquoi pas la Libye, qui mérite aussi un siège au Conseil de sécurité pour avoir servi la sécurité mondiale, en abandonnant son programme d'armement nucléaire. « Quid de l'Egypte, du Nigeria, de l'Algérie, du Congo, de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, qui sont tous des pays importants ?», a-t-il ajouté.

 

Cette concurrence, selon le Président de l'Union africaine, ne pourra s'arrêter que lorsque tous les membres de l'Organisation parviendront à se procurer chacun un siège au Conseil de Sécurité, créant ainsi une situation absurde contre laquelle le guide Kadhafi, dans le but de réaliser efficacement la démocratie, à travers l'égalité des pays membres, propose, au vote de l'Assemblée générale, le transfert de la compétence du Conseil de Sécurité à l'Assemblée générale, tandis que les sièges du Conseil seront occupés par les ensembles régionaux.

 

Quant au droit de veto, il sera désormais attribué à ces grands ensembles ou unions de pays, qui occuperont les sièges du nouveau Conseil de Sécurité proposé par Mouammar Kadhafi, ou sera définitivement supprimé.

 

Détaillant le contenu de sa proposition de reforme, Mouammar Kadhafi a indiqué que l'Union Européenne, qui regroupe 27 pays, aura un siège permanent au Conseil de Sécurité, l'Union Africaine, composée de 53 pays, aura également son siège permanent, de même que l'Union de l'Amérique Latine, l'Association des Nations de l'Asie du Sud-est (Association of the South-East Asian Nations - ASEAN) qui regroupe une dizaine de pays, la Fédération de Russie, actuellement membre du Conseil de Sécurité, les Etats- Unis, compose de 50 Etats et déjà membres du Conseil de Sécurité ainsi que le SARC, qui est en train de se former, la Ligue des Etats arabes, formée de 22 pays, l'Organisation de la Conférence islamique, formée de quarante cinq (45) pays, le Mouvement des non-alignés, composé de 120 pays et le G-100 qui regroupe tous les petits pays.

 

En revanche, précise-t-il, «s'il existe des pays en dehors de ces unions, ils pourront avoir un siège permanent qu'ils occuperont en alternance tous les 6 ou 12 mois, à l'image du Japon, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande ou tout autre Etat qui pourrait se trouver en dehors de l'ASEAN, de la Fédération de Russie, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de l'Union de l'Amérique latine ou des Etats- Unis, etc.

Le guide Kadhafi fonde la pertinence de sa proposition sur l'évidence selon laquelle l'Assemblée générale est considérée comme «le parlement du monde» dont les Etats membres détiennent le pouvoir législatif. A ce titre, les résolutions issues de l'Assemblée générale devraient démocratiquement être contraignantes et le Conseil de Sécurité deviendrait ainsi un instrument d'exécution de ces résolutions et, par conséquent, se soumettrait à cette assemblée.

 

«C'est faux de dire que l'Assemblée générale doit faire ceci et cela, sur recommandation du Conseil de Sécurité. C'est le contraire qui est évident, à savoir, le Conseil de Sécurité doit faire ceci et cela, sur ordre de l'Assemblée générale », a-t-il insisté, rappelant que «nous sommes 190 nations. Ce sont ces nations qui forment les Nations Unies et non le Conseil de Sécurité qui regroupe seulement 10 personnes».

 

Aussi, se demande-t-il « comment se rassurer au sujet de la paix mondiale, si notre destin se trouve entre les mains de dix pays dominés en réalité par quatre ou cinq autres, voire par un seul d'entre eux, alors que nous sommes 190 nations présentes ici comme à Hyde Park, voire comme un simple décor» .

 

« Vous êtes comme un décor, vous êtes un Hyde Park, vous êtes sans valeur, une tribune faite pour simplement prononcer des discours, exactement comme on fait a Hyde Park: tu fais ton discours et tu t'en vas», a ironisé Mouammar Kadhafi, caricaturant le statut actuel de l'Assemblée générale.

 

Le leader Kadhafi a confié à l'assistance que le président de l'Assemblée générale, le libyen Ali Abdessalem Ali-Triki et le Secrétaire générale de l'ONU, Ban Ki-Moon, se chargeront de la traduction de sa proposition en formule administrative et juridique, ainsi que de la formation des commissions qui la soumettront au vote de l'Assemblée générale.

 

 

Text Box: Face au statu quo, l’insubordination sera de règle.

Si l'Assemblée générale vote cette reforme, elle entrera en vigueur et personne ne pourra la contester ou dire qu'il est supérieur à l'Assemblée générale. Celui qui se dit supérieur à l'Assemblée générale, qu'il sorte des Nations Unies et reste seul », a-t-il affirmé, précisant, en revanche, que si ces structures demeurent en leur état actuel, «nous ne les reconnaitrons plus jamais et nous ne nous soumettront à aucune décision qui sera promulguée par le Conseil de Sécurité ».

 

Le président de l'Union africaine a par ailleurs démontré comment l'adoption de sa proposition de reforme pourra contribuer à mettre fin à la tendance qui consisterait à attacher de l'importance à la force, comme critère d'accès au Conseil de Sécurité où « un pays y détient un siège, parce qu'il possède des bombes nucléaires, un autre la puissance économique, un troisième la technologie et un quatrième la technique».

 

Estimant qu’on ne peut pas vivre sous un Conseil de Sécurité dominé par ceux qui détiennent la force, il a indiqué que «si nous voulons un monde uni, pacifique ou règne la quiétude et la paix, nous devons reformer les Nations unies et transférer les compétences du Conseil de Sécurité à l'Assemblée générale. En revanche « si nous voulons vivre sous le poids du terrorisme et des conflits, nous allons persévérer dans cette voie jusqu'au jugement dernier».

 

« La démocratie n’est pas celle du plus fort, ni du plus riche, ni du terroriste qui nous agresse. Ce n’est pas parce qu'on est plus riche ou plus fort qu'on a l'apanage de la démocratie et qu'on dispose de la « parole suprême », car la parole suprême devrait être celle de toutes les nations qui sont placées au même pied d'égalité », a-t-il dit.

 

Rappelant la période de la colonisation au cours de laquelle «nous étions sous-tutelle» le guide Kadhafi a fait observer que, «devenus maintenant indépendants, nous sommes venus à cette assemblée pour déterminer le sort du monde, de manière démocratique, pour préserver la paix et la sécurité à tous les peuples, sous le signe de l'égalité entre les nations, grandes et petites ».

 

« Les grandes puissances jouissant de sièges permanents ont souvent recours au Conseil de Sécurité, lorsqu'elles veulent l'utiliser contre nous. En revanche, elles l'ignorent, lorsqu'elles n'éprouvent plus le besoin de l'utiliser contre nous », a révélé Mouammar Kadhafi qui déclare qu'il en est de même pour la charte des Nations Unies, notamment son chapitre VII dont les grandes puissances se servent au besoin pour outrepasser leurs obligations, lorsqu'elles décident d'entreprendre une action en violation des dispositions de la Charte.

 

Et ceci, précise le leader Kadhafi, en préservation des intérêts complexes que détiennent ces grands pays dans le monde et pour lesquels ils utilisent le veto, le Conseil de Sécurité et la force des Nations unies pour sanctionner et terroriser le Tiers-monde. Aussi Kadhafi est-il formel, concluant que « nous ne sommes pas tenus de respecter les décisions du Conseil de sécurité, à compter de ce discours ».

 

II est ensuite revenu sur le fait que, depuis la fondation du Conseil de sécurité, 65 guerres ont éclaté, toutes contre le Tiers-monde, contre les petits pays. Qu'il s'agisse de la guerre entre les petits pays ou d'agressions menées par les grands pays contre les petits. «Et pourtant le Conseil de Sécurité n'a pas dissuadé ces agressions; ce qui constitue une violation de la charte des Nations Unies».

 

A cet effet, Mouammar Kadhafi a déclaré qu'à l'issue du vote de sa proposition relative au Conseil de sécurité et a l'attribution de sièges permanents, «soit nous continuerons ensemble dans une seule Organisation des Nations unies, soit nous nous séparerons en deux camps: d'un cote, le camp des nations empreintes du principe de l'égalité de tous ses membres, doté de sa propre assemblée et de son propre Conseil de Sécurité; d'autre part celui des grandes nations jalouses de leurs sièges permanents et de leur droit de veto, qui conserveront l'actuel Conseil de sécurité à leur convenance».

 

« Nous ne seront pas avec eux et ils n'ont qu'à appliquer le veto ou l'utiliser contre eux-mêmes ou demeurer éternellement dans ces sièges. Cela ne nous concerne guère. Seul Dieu est Eternel », a-t-il conclu, révélant, à cette fin, que chaque groupe de pays a d'ores et déjà commencé à former son propre Conseil de Sécurité pour y discuter les problèmes les concernant. A l'image de l'Union africaine, qui a déjà crée son Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), l'Union européenne, tout comme l'ASEAN, ainsi que l'Amérique latine et les 120 membres du Mouvement des non-alignés, qui se proposent d'en faire autant.

 

Car, précise le Président de l'Union africaine, les grandes puissances font fi des résolutions de l'Assemblée générale, en entreprenant, en violation des dispositions de la Charte, des actions répréhensibles, tels des agressions et des guerres, la violation des frontières des pays indépendants, la transgression de leur souveraineté, des crimes de guerre et de génocide... etc.

 

Le guide Kadhafi a, à ce propos, indexé la Cour internationale de justice, instance juridique internationale, en raison de ses décisions qui, à son avis, ne s'appliquent qu'aux petits pays et au Tiers-monde, alors que les grands pays se passent de ses dispositions. II en est de même pour l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), « institution importante des Nations Unies qui harcèle uniquement les petits pays et à laquelle les grands pays demeurent insoumis ».

 

II a, à cet effet, demandé au Président de l'Assemblée générale des Nations unies, le Libyen Ali Abdessalem Triki, de s'enquérir auprès du nouveau directeur de l'AIEA ainsi que de son prédécesseur, Mohamed Al Baradai, si l'AIEA inspecte le potentiel atomique des pays nucléaires et contrôle la croissance ou la réduction de ce potentiel?

 

« Si Al Baradai affirme que les grands lui sont soumis, nous nous y conformerons aussi. Mais s'il dit qu'il lui est impossible d'approcher les grands pays qui possèdent des bombes atomiques et qu'il ne dispose d'aucune autorité sur ces pays, alors, nous réclamerons que cette agence se tienne loin de nous. Nous ne la reconnaitrons pas », a insisté le leader Kadhafi.

 

Le président de l'Union africaine a ensuite révélé à l'assistance qu'il avait convoqué Al Baradai, à l'époque de la crise liée à la bombe nucléaire libyenne, et lui avait demandé s'il vérifiait les accords de réduction des armes de destruction massive et si les Etats parties à cet accord avaient effectivement diminué leur arsenal. Pour toute réponse, Al Baradai avait « avoué ne disposer d'aucune autorité sur les grands pays et affirmer qu'il ne peut pas leur demander des comptes, ni approcher leurs installations », rapporte Kadhafi.

 

« Cela confirme que Al Baradai est chargé uniquement de contrôler les petits pays. L’AIEA n’est pas une agence internationale, mais un instrument taillé pour nous harceler, nous les petits pays uniquement, tout comme le font le Conseil de Sécurité et la Cour internationale de justice, alors que les grands pays sont exempts de leurs contrôles », a conclu Kadhafi, pour qui, l'on est loin du concept des Nations Unies, de la justice et de la sécurité.

 

Text Box: L’histoire contraint à la reconnaissance de l’Afrique
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Le Président de l'Union africaine, dans le cadre de sa proposition de reforme des relations internationales, a affirmé que le continent africain mérite particulièrement un siège permanent au Conseil de Sécurité, même si la reforme de l'Organisation onusienne n'aboutit, ni ne prend en compte les propositions que le guide libyen soumet au vote de l'Assemblée générale.

 

Mouammar Kadhafi sollicite l'approbation par l'Assemblée générale de la reconnaissance de ce mérite à l'Afrique, à l'image du mérite accorde à la Chine et en compensation des souffrances que le continent africain avait endurées de par le passée, pour avoir été isolé, colonisé et opprimé, tandis que ses populations avaient été considérées par l'Occident comme des animaux, ensuite comme des esclaves et enfin comme "des nations sous-tutelle".

 

Le guide Kadhafi, qui estime que cette réclamation revêt un caractère prioritaire et ne saurait souffrir d'aucune contestation, a évoqué, pour appuyer sa requête, la question du dédommagement des pays autrefois colonisés, afin de vider le problème de tout contentieux, éviter que la colonisation et le pillage des ressources des populations ne se répètent plus et mettre fin à la migration des populations africaines vers les territoires de ceux qui avaient pillé leurs richesses.

 

Apportant sa réponse à la problématique de l'émigration des Africains vers l'Europe, aussi bien que des Asiatiques et des latino-américains, le président de l'Union africaine affirme que «c'est parce que l'Europe a colonisé l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud et s'est accaparée de leurs ressources, tels l'or, l'argent, le cuivre, le diamant, le fer, l'uranium, le pétrole, les fruits, les légumes, les animaux et les êtres humains ».

 

«Lorsque mille Africains parviennent aux frontières de la Libye, dans l'intention de se rendre en Europe, à la question de savoir où ils vont, ils répondent qu'ils partent à la recherche de leurs richesses qui avaient été pillées, et renchérissent : si vous êtes capables de nous les rendre, nous resterons sur nos terres », a rapporté le guide Kadhafi qui exhorte les pays, qui avaient colonisé ces peuples, à restituer ce qu'ils ont pillé et appelé l'Assemblée générale à promulguer une résolution demandant la restitution de ces richesses, afin que s'arrête la migration des populations, depuis les Philippines jusqu'à l'Amérique du Sud, en passant par Maurice et l'Inde.

Pour sa part, précise le leader Kadhafi, l'Afrique mérite des dédommagements de l'ordre de 777.000 milliards de dollars des pays qui l'ont colonisée, avertissant : « si on ne nous rend pas les 777 000 milliards de dollars, les Africains iront alors la où ont été investies ces sommes ». Aussi ceux qui ont colonisé l'Afrique devraient-ils restituer ce qu'ils ont pillé s'ils tiennent à arrêter le flux migratoire.

 

Prenant l'exemple de la Libye et de son colonisateur, l'Italie, il a fait remarquer qu'il n'existe pas d'émigration de Libyens vers l'Italie, parce que l'Italie a décidé de dédommager le peuple libyen, lui a présenté ses excuses et signé avec Tripoli un traité entériné par les peuples libyen et italien permettant de fermer définitivement cette triste page du passé.

 

« Au terme de ce traité ratifié par le Parlement italien, l'Italie s'est engagée à ne plus permettre d'agresser la Libye à partir de ses frontières terrestres, maritimes ou aériennes, à interdire à toute autre partie d'attaquer la Libye à partir de ses territoires ou espace aérien et à dédommager la Libye sur une période de 20 ans, durée correspondant à la période de sa colonisation, à hauteur d'un quart de milliard de dollars par année de colonisation. En outre, l'Italie financera en Libye la construction d'un hôpital spécialisé dans l'appareillage des victimes libyennes des mines anti-personnel semées par l'Italie dans le pays durant les deux guerres mondiales », rapporte Kadhafi.

 

« Après la présentation de ses excuses à la Libye, l'Italie est devenue maintenant un pays couvert de gloire, pour avoir accompli un acte historique, un acte civilisé que l'on doit au Premier ministre Silvio Berlusconi ainsi qu'à ses prédécesseurs, et qui doit servir d'exemple », a dit Kadhafi, qui estime que le droit au dédommagement pourrait contribuer à décourager même le plus puissant des pays du Tiers-monde qui tenterait de coloniser le plus faible Etat du monde développé.

 

 

Text Box: Hommages appuyés de Kadhafi à Barack Obama

Au nom de l'Assemblée générale des Nations unies, au nom de l'Union africaine et des mille royaumes traditionnels d'Afrique, ainsi qu'au nom de tous les participants, le guide Mouammar Kadhafi a rendu hommage au Président des Etats-Unis, Barack Obama, qui assiste pour la première fois à l'Assemblée onusienne.

 

Le Président de l'Union africaine, Mouammar Kadhafi, qualifie de «grand événement», dont les africains sont fiers, « l'élection, avec un enthousiasme sans précédent, d'un jeune Noir, Kenyan et Africain, Barack Obama, au poste de président des Etats Unis d'Amérique, événement pouvant servir à un début de changement », comme le stipule le slogan de campagne d'Obama ».

 

Pour le leader Kadhafi, les Africains sont heureux et fiers, en réalité, de voir «un des fils du continent africain diriger les Etats-Unis d'Amérique", car le Noir, a-t-il dit, était à une époque, interdit d'accès aux cafés des Blancs, aux restaurants réservés aux Blancs et ne pouvaient emprunter les bus des Blancs.

 

Considérant Barack Obama comme «une lueur pouvant durer quatre ou huit ans au bout desquels l'on reviendrait aux anciennes habitudes », le guide Kadhafi a fait part de ses inquiétudes au sujet de l'après Obama, affirmant que «nous serions rassurés, si Obama pouvait rester indéfiniment au pouvoir aux Etats Unis d'Amérique ».

 

Rappelant les actes et propos des prédécesseurs du président Obama, le leader Kadhafi a, sur un ton sarcastique, mis l'accent sur leurs menaces d'envoyer «les averses de plombs, la mère des bombes, la grand-mère des bombes, les grappes de colère, les pluies d'été, la tempête du désert, les grondements du tonnerre et la rose empoisonnée aux enfants Libyens en 1986 ». Ailleurs, « ils menaçaient de guerre les petits pays qui vivaient en quiétude et annonçaient, du haut de la tribune de l'Assemblée générale, des noms de code affectes à ces guerres, afin de terroriser le monde et l'assujettir ».

 

Mouammar Kadhafi, qui définit la rose empoisonnée comme étant les bombes à laser larguées par les bombardiers américains F III sur la Libye, sous l'instigation de ces ex-présidents américains qui affirmaient diriger le monde et entendaient punir celui qui s'opposera à eux, fait part de son étonnement pour la déclaration d'un président d'un grand pays, disposant d'un siège permanent au Conseil de Sécurité, et sensé nous rassurer, sauvegarder notre indépendance et nous protéger contre les agressions, déclaration qui dit en substances: « j'ai décidé l'envoi de la rose empoisonnée aux enfants de la Libye et celui qui en hume l'odeur, mourra ».

 

En revanche, le guide Kadhafi affirme qu'Obama «diffère totalement de tous les autres présidents américains de notre époque», citant en exemple les propos tenus par le président noir, à savoir : «le monde doit se débarrasser sérieusement des armes nucléaires » ... «l'Amérique ne peut pas résoudre les problèmes du monde à elle seule, le monde doit régler ses problèmes »... « La situation dans laquelle on se trouve actuellement, à savoir, nous rencontrer, discourir et quitter sans rien réaliser, ne peut plus continuer ».

 

De plus, il donne raison à l'actuel locataire de la Maison blanche, qui affirmait que «les Nations unies ont toujours été une tribune de divergences au sein de laquelle nous nous rencontrons pour nous attaquer les uns aux autres », précisant qu'il s'agit là, malheureusement, d'une réalité à laquelle il faut mettre un terme, afin de s'unir pour l'émergence d'institutions internationales au sein desquelles prime l’égalité des membres.

 

Opposant le propos d'un ex-président des Etats-Unis, qui disait, dans un passe proche, qu'«il faut imposer la démocratie à l'Irak et à d'autres pays», à celui du président Obama selon lequel «la démocratie ne peut pas être imposée de l'extérieur» et qu'il s'agit d'une « affaire interne» et que «chaque pays choisit, en fonction de sa culture et de son patrimoine, la démocratie ou le système qui lui convient», le guide Kadhafi attire l'attention de l'Assemblée sur l'expression «monde multipolaire » ainsi que les concepts qu'elle véhicule.

 

«Est-il nécessaire que le monde soit multipolaire? Pourquoi ne devons-nous pas être des nations égales, sans pole? Est-il nécessaire qu'on ait un patriarche? Est-il nécessaire qu'on ait des papes ? Doit-on nécessairement avoir des dieux? » S’est-il interrogé, indiquant que « nous vivons sous la confrontation sans merci des pôles et nous refusons un monde multipolaire. Nous voulons un monde où les nations, grandes et petites, sont égales, sans aucun pôle ».

Text Box: Le siège des Nations unies à équidistance des Etats membres de l’ONU

 

 

 

Le Président de l'Union africaine, Mouammar Kadhafi, dans son discours à l'Assemblée générale des Nations unies s'est interrogé sur la nécessité de conserver le siège de l'Organisation à New York, alors que son accès s'avère difficile, en raison de son éloignement de la majorité des Etats membres, des contraintes liées à la sécurité des délégations, ainsi que de la menace permanente que font peser sur le pays hôte les terroristes du mouvement Al-Qaïda, comme si la capitale américaine méritait que l'on brave tant de difficultés pour s'y rendre, à l’image de Beit Al-Maqdis (Jérusalem), du Vatican ou de la Mecque.

 

Rapportant des «aveux inquiétants de dizaines de membres d'Al-Qaïda détenus dans les prisons libyennes», Mouammar Kadhafi a fait remarquer que cette réalité «contraint l'Amérique à vivre sur ses nerfs, dans la crainte que l'immeuble réservé aux Nations-Unies ne soit cible par un avion détourné ou par un missile pouvant causer la mort de dizaines de présidents».

 

« Supposons que quelqu'un fasse exploser l'avion d'un président ou son véhicule ou qu'un terroriste vienne pulvériser ce bâtiment qui se trouve réellement visé par Al-Qaïda », confie le guide Kadhafi, qui ajoute que si le siège de l'ONU n'avait pas été attaque le 11 septembre, soit la cible ne faisait pas partie du programme des terroristes, soit les avions, qui se dirigeaient vers cet endroit, n'avaient pas atteint leur objectif. Le prochain objectif serait cet endroit », a-t-il prophétisé...

 

Mouammar Kadhafi a exposé, à titre d'exemples, les nombreuses « vexations subies par les chefs d'Etat venus prendre part à cette rencontre, notamment celles d'un président qui aurait sursis à son déplacement, parce que le copilote de son avion personnel n'a pas été autorisé à entrer aux Etats-Unis, ou de cet autre président obligé de séjourner à New-York sans son garde du corps interdit d'entrer aux Etats- Unis, en raison d'une confusion à laquelle prête son nom, tandis qu'un troisième Chef d'Etat dont le médecin personnel n'a pu faire le voyage pour des problèmes de visa.

 

«Si un pays a des problèmes avec l'Amérique, on lui détermine naturellement son représentant, la composition de sa délégation, voire lui fixer les endroits qu'il a le droit de visiter. On t'impose 50 pas dans ce sens, 500 mètres dans l'autre sens, comme si tu étais à Guantanamo. Sommes- nous des membres des Nations unies ou des prisonniers à Guantanamo ? », A-t-il renchéri.

 

Le guide Kadhafi a également évoqué la fatigue et le sommeil ressentis par les membres des délégations, en se demandant «comment celui qui vient d'arriver, après avoir passé une vingtaine d'heures dans les airs, puisse être à même de prononcer un discours et parler du sort du monde ».

 

« Nous ne sommes pas obligés de supporter toute cette fatigue, en venant de l'Inde, des Philippines, de l'Australie, des Iles Comores jusqu'ici », a-t-il dit, s'étonnant que son « frère, le président Ahmed Abdallah Sambi, ait supporte quatorze heures de vol, depuis les Iles Comores et qu'on lui demande de parler aux Nations unies ».

 

Abordant son propre cas, le guide Mouammar Kadhafi, qui s'est réveillé à l'aube, à quatre heures (heure de New York), alors qu'en Libye il était onze heures du matin, a invitée l'assistance à tirer leçon des conséquences du décalage horaire et réfléchir sur le choix du transfert du siège de l'ONU a un endroit à équidistance des Etats membres.

 

Persuadé que «l'Amérique a raison d'imposer des restrictions drastiques, étant donne qu’elle est visée par Al-Qaïda et par les terroristes», le guide Mouammar Kadhafi s'est toutefois demandé s'il était indispensable de supporter ces indispositions.

 

Aussi a-t-il proposé de transférer le siège de l'ONU dans un pays plus sûr, afin de «débarrasser l'Amérique de cette inquiétude, ainsi que des charges liées à l'accueil du siège, à savoir, l'hébergement des missions diplomatiques permanentes ainsi que des dizaines de chefs d'Etat qui participent chaque année à l'Assemblée générale, en sus des mesures de sécurité draconiennes et d'autres grandes dépenses qui en dépendent », rassurant, au passage, les autorités américaines que la proposition de transfert du siège est destinée à aider les Etats- Unis d'Amérique.

 

« Dites merci à l'Amérique. Dites-lui qu'on veut l'aider. Nous voulons que New-York se rassure et que l'Amérique soit rassurée de n'avoir plus à supporter la responsabilité de dizaines de présidents qui viennent ici», a-t-il demandé à l'assistance.

 

Le président de l'Union africaine, qui soumet le transfert du siège au vote de l'Assemblée générale, se fonde sur l'article 23 de la convention du 26 juillet 1947 qui stipule que « le transfert du siège des Nations unies ne peut intervenir que sur décision de l'Assemblée générale par la majorité simple», estimant que 50 ans après avoir été hébergé par la moitié Ouest de la planète, le siège aurait dû être transféré vers le Centre ou vers l'Est. Mais ayant été maintenu à New-York 14 ans de plus que la durée supposée, son transfert n’affecterait en rien l'Amérique.

 

A cet effet, Mouammar Kadhafi suggère, pour accueillir le siège de l'ONU au centre de la planète, la candidature des villes de Syrte (Libye) et Vienne (Autriche), à l'Est de la planète, celle de New-Delhi (Inde) ou de Beijing (Chine).

 

« Si le choix est porté sur la ville libyenne de Syrte, il n y'aura aucune restriction sur les déplacements des délégations, en ce qui concerne la distance. II n'y en aura pas davantage sur les visas. Tous les membres des délégations accompagnant les chefs d'Etat pourraient y entrer, même sans visas », a-t-il fait miroiter, précisant que la Libye ne nourrit d'hostilité envers personne et n'est pas visée par les terroristes, tout comme Vienne, qui ne compte pas non plus imposer de pareilles restrictions aux délégations étrangères ».

 

Rassurant par ailleurs l'hôte de l'organisation onusienne, Kadhafi a invité l'assistance à ne pas «penser du mal de l'Amérique, en redoutant, par exemple, l'éventualité qu'elle réduise sa contribution à l'Organisation onusienne, à la suite du transfert du siège. « Car c'est un pays qui respecte ses engagements envers cette organisation. II ne sera pas vexé et ne dira rien », a-t-il dit, ajoutant qu'au contraire « elle vous remerciera de l'avoir allégée de cette lourde tache ».

 

 

Text Box: Situer les responsabilités dans les guerres survenues après 1945.
Le président de l'Union africaine a enfin abordé ce qu'il appelle «les dossiers chauds», au sujet desquels il a sollicité les enquêtes de l'Assemblée générale, sous la présidence d’Ali Abdessalem Triki. Il s'agit, pour Mouammar Kadhafi, de « nous juger nous-mêmes, juger l'ONU et, au besoin, la dissoudre ou la remplacer par une nouvelle organisation.

 

Fort de cette préoccupation, il a estimé que «cette rencontre est extraordinaire, comme l'a affirmé avant moi mon fils, le président Obama », lorsqu'il disait dans son discours : « cette rencontre est extraordinaire. C'est une rencontre historique».

 

Ces « dossiers chauds » qui portent sur les guerres survenues après la fondation des Nations-unies, suscitent chez le guide libyen des interrogations susceptibles d'orienter les enquêtes dont l'issue permettra de situer les responsabilités et d'émettre des résolutions contre ces guerres, ainsi que les génocides qui en ont résulté.

 

« Pourquoi ces guerres ont-elles eu lieu? Où était le Conseil de Sécurité? Où était l'Assemblée générale ? Comment se fait-il qu’elles aient éclatées ? Où était la Charte?», s'est interrogé Kadhafi qui a ensuite présenté les différentes guerres, dans le but d'éclairer l'assistance.

 

Evoquant la guerre de Corée, il a indiqué qu'elle a « éclaté après la fondation des Nations Unies, fait des millions de victimes et frôlé l'utilisation de la bombe atomique», en mettant en garde contre «une nouvelle guerre coréenne qui ne pourrait échapper à l'utilisation de l'arme nucléaire ».

 

«II s'agit en fait d'un grave problème et l'on doit juger ceux qui étaient responsables de l'éclatement de cette guerre, aussi bien que des pertes qu'elle a causées, et déterminer qui sera jugé, qui sera condamné et qui doit en payer le prix », a-t-il dit.

 

II a en suite rappelé la guerre de Suez, survenue en 1956, que « des pays membres permanents au Conseil de Sécurité, disposant du droit de veto, avaient déclenchée, en attaquant l'Egypte, un autre pays membre de cette Assemblée, un pays souverain, détruisant ses villes, son canal, son armée, et tuant des milliers de ses habitants, pour avoir exercé son droit à la nationalisation du canal de Suez ».

 

«Comment se fait-il que cette agression ait eu lieu à l'ère des Nations Unies et comment pourrait-on être rassuré que de telles attaques ne se répéteront plus?», s'est demandé le leader Kadhafi, qui estime que cette assurance ne peut être obtenue qu'après l'identification des responsables et leur passage devant les tribunaux ».

 

Quant à la guerre du Vietnam, elle avait fait, selon Kadhafi, 3 millions de victimes et connu, en l'espace de 12 jours, le largage d'un nombre plus important de bombes que la seconde guerre mondiale n'en a larguées en quatre ans.

 

Et pourtant, précise-t-il, avant la guerre du Vietnam, l'issue de la seconde guerre mondiale avait conduit à la création des Nations unies dotées de la ferme intention de tout mettre en œuvre pour éviter les guerres. « Doit-on la faire passer sous silence? Nous ne pouvons pas nous taire », a-t-il affirmé.

 

Au titre des « dossiers chauds » figure également l’affaire de Panama, «un pays indépendant, membre des Nations unies, qui a été envahi, avec, à la clé, la mort de 4.000 Panaméens, tandis que le président d'alors, Manuel Antonio Noriega, fut arrêté et extradé comme un prisonnier de guerre, puis jugé comme un criminel et jeté en prison dans un autre pays».

Le président de l'Union africaine a, à cet effet, réclamé que l'affaire de Panama soit soumise à l'Assemblée générale, que son président soit libéré, et que des investigations soient diligentées, pour situer le droit qu'un grand pays, membre des Nations unies, peut s'arroger d'agresser un petit pays membre de cette même organisation.

 

Une fois encore, le leader Kadhafi a estimé qu'on ne peut pas observer le silence au sujet de cette affaire, au motif que n'importe quel pays ou président pourrait être exposé à un tel sort, notamment lorsque l'agression vient d'un pays membre permanent au Conseil de Sécurité qui est supposé garantir la sécurité de ses membres », a-t-il dit.

 

Il a ensuite évoqué la guerre de Grenade (le plus petit Etat du monde), membre des Nations unies, «envahie par 7.000 soldats convoyés par 5.000 navires de guerre et des dizaines d'avions de combat, et au cours de laquelle le Premier ministre, Maurice Bishop, a été tué.

 

Le sixième «dossier chaud», ouvert par le guide Kadhafi, porte sur le bombardement de la Somalie, pays indépendant également, membre des Nations unies, dirigée à l'époque par Farah Aïdid.

 

Il en est de même de la guerre de Yougoslavie que le guide libyen a vigoureusement dénoncée, estimant qu'il est «inadmissible qu'on détruise, une seconde fois, ce pays pacifique, qui avait été reconstruit, brique par brique, à l'ère du héros de la paix Josip Broz Tito, à la suite de sa première destruction sous Adolf Hitler».

 

«Comme Hitler, on découpe la Fédération en plusieurs morceaux pour des raisons personnelles et impérialistes!», constate, ému, Mouammar Kadhafi, qui inscrit également cette guerre parmi les dossiers à instruire par l’Assemblée générale, afin d’identifier le responsable, qui doit être transféré à la Cour pénale internationale.

 

Mouammar Kadhafi s’est longuement attardé sur le huitième « dossier chaud », celui de la guerre en Irak, qualifiée de « mère des pêchés », qui suscite quatre importantes observations :

 

1. L’invasion de l’Irak, en elle-même, est une violation injustifiée de la Charte des Nations unies, commises par des grands disposant des sièges permanents au Conseil de Sécurité, à l’encontre d’un pays indépendant, membre de l’Assemblée générale, et qui autorise que l’on se demande comment l’on pouvait agresser ce pays, sans que la charte, qui stipule la dissuasion de l’agression, ne soit appliquée.

 

Rappelant le passage de la charte qui indique que les Nations unies sont appelées à réprimer les agressions, le président de l’union africaine a déclaré que ce passage avait pourtant été mis en application lorsqu’il s’agissait de réprimer l’agression de l’Irak contre le Koweït.

 

« Nous étions tous contre cette invasion. Des pays arabes, frères de l’Irak, avaient participé, aux côtés des pays étrangers, à la guerre de dissuasion de cette agression, au nom de la charte des Nations unies», a-t-il affirmé, faisant remarquer que, en revanche, dans l'agression contre l'Irak, la charte avait été ignorée, parce que, cette fois-là, les agresseurs voulaient à tout prix en découdre avec l'Irak».

 

«Pourquoi les Nations Unies n’ont-elles pas dissuadé l'agression contre l'Irak? Quelle en était la raison?», s'est-il demandé, invitant le président de l'Assemblée générale de l'ONU à entreprendre une enquête à ce sujet et expliquer au monde la raison de l'invasion de l'Irak. « Car, c'est une affaire obscure et nous sommes tous exposés à ce genre d'agressions ».

 

2. Le génocide perpétré en Irak, qui a fait périr plus d'un million et demi d'Irakiens, n'a jamais été instruit par la Cour pénal internationale, alors qu'elle a été aisément orientée contre le président soudanais, Omar Hassan El Béchir, Slobodan Milosevic, Charles Taylor, Manuel Antonio Noriega et l'ancien président tchadien, Hissene Habre, comme si celui qui a perpétré le génocide en Irak ne devrait pas comparaître devant cette Cour.

 

«Parce que la Cour est dirigée contre nous, nous la rejetons et nous ne la reconnaissons pas. Soit tout le monde, petits et grands, lui est soumis, soit nous ne la reconnaitrons pas. Nous ne sommes pas des animaux parqués dans un enclos, prêts à être égorgés pendant l'Aïd, lorsqu'ils le désirent. Nous sommes des nations qui méritent de vivre sur terre et sous le soleil et sommes disposés à combattre et à mourir, pour renoncer à vivre dans ces conditions», a-t-il dit.

 

3. L'exécution des prisonniers de guerre irakiens, parmi lesquels le président Saddam Hussein ainsi que les membres de son gouvernement, « a violé les règles universellement établies selon lesquelles les prisonniers de guerre ne peuvent être exécutés, ni jugés, mais plutôt libérés, après la fin effective des opérations de combat », renseigne Kadhafi, qui insiste à « faire démasquer», en dehors du juge qui avait prononcé la sentence et « dont le nom est bien connu de tous», les « auteurs de l'exécution du président irakien, dont les visages étaient dissimulés par des cagoules ».

 

« S'il est vrai que le président irakien et les membres de son gouvernement étaient des prisonniers de guerre, détenus par des pays civilisés régis par le droit international, pourquoi les faire exécuter par des personnes en vêtements de camouflage? Qui sont ceux qui ont mis en œuvre l'exécution de cette sentence? Jouissent-ils des compétences d'officiers judiciaires, détiennent-ils l'autorité juridique leur permettant d'exécuter un prisonnier de guerre ou une personne condamnée à mort par un tribunal?» s'est exclamé le guide Kadhafi.

 

Relayant les rumeurs sur l'identité de ces auteurs, Mouammar Kadhafi rapporte que «les personnes en vêtement de camouflage, qui ont pendu le président irakien et exécuté les membres de son gouvernement, seraient le président américain et le Premier ministre britannique d'alors», précisant que cette hypothèse demeurera plausible, aussi longtemps que la preuve du contraire ne sera pas fournie.

 

Aussi a-t-il appelé les Nations Unies à lever le voile sur la confusion qui entoure cette affaire et qui tient pour responsables les pays qui ont occupé l'Irak, capturé son président et les membres de son gouvernement et les ont condamnés à la peine de mort, à défaut de connaitre la véritable identité de leurs bourreaux.

 

Car, selon le guide libyen, «la peine capitale prononcée par un tribunal légal est généralement exécutée par des personnes aux compétences et au statut juridique comparables à ceux des officiers judiciaires. « S'ils assument leurs responsabilités, au vu et au su de tous, lorsqu'il s'agit d'un condamné ordinaire, quid, lorsque le condamné est le président d'un pays membre des Nations Unies !», s'indigne-t-il.

 

4. La prison d'Abu Ghareib représente, selon le leader Kadhafi, un affront pour l'humanité, « que, certes, l'Amérique, son gouvernement et ses autorités pouvaient élucider, mais il est préférable que les Nations unies effectuent une enquête sur cette prison ou un quart de million de prisonniers de guerre, hommes et femmes croupissent, tortures, utilisés dans un psychodrame, mordus vivants par des chiens, et ou même des hommes ont été violés.

Une situation qui constitue un«précédent jamais perpétré auparavant par un occupant, à l’image de cette invective de Loth à son peule : « Vous livrez-vous à cette turpitude que nul être de la création n'a jamais commise avant vous?», rapporte Kadhafi, qui affirme que « même Satan ne commet pas de tels actes » qui ne sauraient être passés sous silence, mais doivent faire l’objet d'une enquête et déboucher sur une solution qui sera portée à la connaissance du monde.

 

Le guide Mouammar Kadhafi a demandé également d'enquêter sur la guerre d'Afghanistan, neuvième et dernier «dossier chaud» relevant de l'hostilité à l'égard des Talibans qui veulent faire de l'Afghanistan un Etat religieux. Aussi, le guide Kadhafi estime-t-il que si les Afghans veulent transformer leur Etat en un Emirat islamique, comme le Vatican qui est un Etat religieux très pacifique, «en quoi cela nous concerne-t-il? Est-ce que le Vatican constitue une menace?», s'est-il interrogé.

 

Affirmant que Ben Laden n’est ni taliban, ni afghan, que les terroristes, qui ont frappé New-York, ne sont pas non plus des Afghans, alors que les avions qui ont attaqué New-York avaient décollé de l'aéroport de Kennedy qui se trouve à New-York, et non d'Afghanistan ou d'Irak, Mouammar Kadhafi se demande alors pourquoi envahir l'Irak et l'Afghanistan? Qui a dit que les Talibans représenteront un danger, s'ils dirigeaient l'Afghanistan ? Est-ce que les Talibans détiennent des missiles transcontinentaux?

 

Le leader Mouammar Kadhafi a affirmé qu'il n'aurait pas tenu ces propos aux Américains et aux Anglais, s'il voulait trahir l'amitié qui le lie à ces deux peuples. Au contraire, il les aurait incités à continuer d'envoyer davantage de forces armées en Afghanistan, jusqu'à ce qu'elles s'enlisent dans un bain de sang. Car, rassure-t-il, «s'ils ne réalisent aucun résultat en Irak, un désert au terrain plat, à plus forte raison en Afghanistan au relief montagneux... »

 

«N'y avait-il pas eu une guerre civile ici en Amérique, en Espagne, en Chine et partout à travers le monde ? Qui s'y était ingéré ? Qu'ils laissent les Afghans et les Irakiens avec leurs propres problèmes. Même s'ils plongent dans une guerre civile et qu'ils s'entretuent, ils sont libres », a-t-il dit, précisant qu'on « ne saurait taire ces réalités. Celui qui observe le silence devant la vérité est un Satan muet. Et nous refusons d'être des Satan muets, car nous devons veiller sur la paix dans le monde».

 

 

 

Text Box: Les « affaires classées » du répertoire des assassinats et massacres.

Le guide Mouammar Kadhafi a également sollicité l'ouverture des enquêtes au sujet des assassinats des hommes politiques et autres défenseurs des Droits de l'Homme, tels que Patrice Emery Lumumba, ancien Premier ministre du Congo, Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld, ancien Secrétaire général des Nations unies (1953-1961), John Fitzgerald Kennedy, ancien président des Etats-Unis, le Pasteur noir américain Martin Luther King, défenseur des Droits de l'Homme, et autres Salah Khalaf (dit Abou Iyad), Kamel Nasser, Kamel Adouane et Abu Youssef Al-Najar.

 

Abordant l'assassinat du président Patrice Lumumba, le guide Kadhafi entend faire connaître l'auteur ainsi que les raisons de son assassinat, afin de «l'inscrire dans l'histoire africaine, élucider les circonstances dans lesquelles ce leader africain, militant de la libération de l'Afrique, a été assassiné, et offrir à nos enfants l'opportunité de connaitre les conditions et la manière dont ce héros de la libération du Congo a été tué, afin de s'assurer que, même après 50 ans, ceux qui ont perpétré cet acte, soient jugés et condamnés».

 

Concernant l’Ancien Secrétaire général des Nations unies, Dag Hammarskjöld, il est vivement question, pour le président de l'Union africaine, de savoir, non seulement «qui a fait exploser l'avion à bord duquel il voyageait» ce 18 septembre 1961, la même année où fut assassiné Patrice Lumumba, mais également ceux à qui son assassinat a profité.

 

S'agissant de l'Ancien président américain, John Fitzgerald Kennedy, assassiné en 1963, le leader Mouammar Kadhafi raconte que celui qui a tué Kennedy s'appelle Harvey Oswald. Mais Oswald a été tué par un Israélien dénommé Jack Leon Ruby qui, à son tour, meurt dans des circonstances obscures, avant son deuxième procès.

 

II a cependant précisé que ce qu'il sait, est également connu de tout le monde, à savoir, l'on s'est débarrassé de Kennedy, parce qu'il avait décidé de faire inspecter les réacteurs de Deymona, en Israël, pour établir s'ils renferment des bombes atomiques ou pas. Mouammar Kadhafi donnait ainsi la preuve que l'assassinat de Kennedy est une affaire internationale en rapport avec la paix mondiale et les armes de destruction massive.

Le guide Kadhafi a également demandé la lumière des enquêtes autour de l'assassinat du Pasteur noir américain, Martin Luther King, «apôtre des droits de l'homme, dont l'assassinat relevait d'un complot » dont l'auteur devra aussi rendre compte.

 

II en est de même pour le Palestinien Khalil Al-Wesir, connu sous le nom d’Abu Jihad dont l'assassinat a été perpétré en Tunisie, pays souverain, membre de l'Assemblée générale, qui a été «attaquée par un commando à bord de quatre bateaux, deux sous-marins et deux hélicoptères, avec pour objectif de liquider Khalil Al-Wesir».

 

«L’on ne saurait taire une telle affaire, au risque d'être, chaque jour, exposé aux sous-marins et aux bâtiments de guerre qui viendraient jusqu'à «nos rivages pour capturer ceux qu'ils désirent, sans qu'on leur demande des comptes ».

 

L’assassinat, dans des circonstances confuses, du Palestinien Salah Khalaf alias Abou Iyad), fait partie du répertoire identique, ainsi que les opérations de « Al-Fardane » ou celles de « Yaneboua Al-Chabab», au cours desquelles trois Palestiniens - le Poète Kamal Nasser, Kamal Adouan et Mohammed Youssef Al-Najjar (alias Abou Youssef) ­ont été tués à Beyrouth, capitale du Liban, pays libre, souverain, membre de l'Assemblée générale des Nations Unies.

 

«On ne peut pas taire ces crimes, sinon nous deviendrons taus des offrandes, et chaque année, ce sera le tour d'un d’entre-nous. Nous ne sommes pas des animaux attachés comme des offrandes, mais nous nous défendrons, nous défendrons notre existence, celle de nos enfants et de nos petits-enfants », a clamé le président de l'Union africaine, soulignant que la terre n’est pas faite pour les grands pays, mais a été créée par Dieu pour nous tous, sans qu’on y vive dans la servilité», a-t-il ajouté.

Mouammar Kadhafi a également évoqué les massacres odieux de Sabra et Chatila (16 au 17 septembre 1982) qui avaient fait 3,000 morts) pour la plupart des hommes, femmes et enfants palestiniens qui se trouvaient dans une zone libanaise sous protection de l'armée d’occupation israélienne. Tout comme le massacre de Gaza en décembre 2008 au cours duquel 1,000 femmes et 2200 enfants ont été tués ou blessés tandis que 50 institutions relevant des Nations-unies, 30 Organisations non-gouvernementales de secours et 60 centres sanitaires ont été détruits ainsi que 40 infirmiers et médecins tués dans l’exercice de leur travail humanitaire. Ces criminels, poursuit Kadhafi, «sont encore en vie et doivent être transférés devant la Cour pénale internationale».

Le guide Kadhafi a insisté sur la nécessité d’entreprendre des enquêtes au sujet des affaires graves de ce genre) s’inspirant du précédent créé par l’exploitation de la dépouille du Premier ministre libanais Rafic Hariri (paix à son âme) pour régler ses comptes à la Syrie à la suite du transfert aux Nations-unies de l'affaire liée à son l'assassinat qui n'a du reste abouti à aucun résultat. « Comme si le Liban pays indépendant n'avait pas de procureur, de lois, de tribunaux et de police pour poursuivre ses criminels » s’est-il plaint.

Le phénomène de la piraterie constitue l'une des préoccupations du guide Mouammar Kadhafi, en raison du risque qu'il se propage sur toutes les mers, ainsi que de la menace qu'il constitue pour le monde entier, à l'image du terrorisme.

Expliquant les raisons des actes de piraterie qui se développent en Somalie, le président de l'Union africaine a exclu la responsabilité des Somaliens, mettant en exergue la cause selon laquelle «les bateaux de la Libye, de l'Inde, du Japon, d'Amérique et d'autre pays du monde avaient pillé les ressources halieutiques et violé la Zone économique exclusive (ZEE) de la Somalie, ainsi que ses eaux territoriales à la suite de l'effondrement de l'Etat somalien.

De ce fait, les Somaliens ont dû adopter des actes de piraterie « pour préserver ces ressources halieutiques, qui constituent le pain de leurs enfants » poursuit Mouammar Kadhafi, qui attire l'attention de la communauté internationale sur le fait que l'envoi des navires de guerre pour contrer les Somaliens constitue un remède inapproprié à la piraterie qui se développe dans les eaux somaliennes.

A cet effet, il suggère que les navires de guerre s'en prennent plutôt aux pirates qui pillent les ressources des Somaliens, en recommandant à la communauté internationale: «lorsque vous apercevez un bateau étranger aux larges des cotes somaliennes, frappez-le».

Le leader Mouammar Kadhafi a informé l'assistance qu'il s'était entretenu avec les pirates et leur avait promis d'élaborer un traité au terme duquel le monde entier sera tenu de respecter la ZEE de la Somalie qui s'étend sur 200 miles marins, ainsi que toutes les ressources maritimes de cette zone qui sont la propriété des Somaliens.

« Ce traité, ainsi que l'accord liant la Somalie et le reste du monde seront transmis à l'Assemblée générale des Nations-unies en guise d'alternative aux affrontements entre la communauté internationale et les Somaliens», a-t-il ajouté, invitant le monde entier à respecter cette zone, et tous les pays à s'abstenir de jeter des déchets toxiques dans la ZEE et sur les plages somaliennes, pour qu'a leur tour, les Somaliens s'interdisent d'attaquer leurs navires».

Text Box: « Isratine » pour la cohabitation pacifique entre Juifs et Palestiniens

 

Parlant de la cause palestinienne, le guide Mouammar Kadhafi a affirmé que la solution du problème palestinien ne réside nullement dans l'existence des deux Etats, celui des Israéliens et un autre pour les Palestiniens, mais plutôt dans «un seul Etat démocratique où vivraient ensemble les juifs, les musulmans, les palestiniens, les chrétiens et les autres, à l'instar du Liban».

Car, explique-t-il, sur le plan démographique, voire géographique, il n'existe qu'un seul Etat au sein duquel s'imbriquent les deux communautés israélienne et palestinienne, entre lesquelles aucune zone tampon ne saurait permettre de distinguer les deux communautés l'une de l'autre. II fonde sa thèse sur le fait qu'en Cisjordanie «vivent un demi million de colons israéliens, tandis qu'un million de Palestiniens habitent le territoire appelé Israël ».

II a précisé que la nouvelle génération des deux communautés, souhaitant vivre dans un seul Etat démocratique, il nous revient de déployer tous les efforts pour imposer la création d'un seul Etat ou toutes les communautés pourront vivre en paix, à l'opposé de la promotion de deux Etats séparés dont l'option, «chère aux défunts Yasser Arafat et Ariel Sharon, constitue un casse-tête qui empoisonne le monde entier et le prédispose à une troisième guerre mondiale ».

Le guide Mouammar Kadhafi a brandi, du haut de la tribune des Nations Unies, le «Livre Blanc» dans lequel il présente la proposition d'un seul Etat dénommé «Isratine », comme seule solution valable au problème palestinien, au regard de sa conviction selon laquelle des Arabes n'éprouvent pas d'inimitié à l'égard des Israéliens, les uns et les autres étant des cousins et vivant ensemble en paix ».

« C'est vous qui haïssez les Juifs et non pas nous. Nous les avons accueillis et protégés, à l'époque romaine, lorsqu'ils avaient été chassés d’Andalousie, fuyant, pendant la guerre, les chambres à gaz d’Adolf Hitler», a-t-il fait remarquer, rappelant l'Occident aux souvenirs de l'holocauste qui a, en quelque sorte, contribué à « monter les Juifs contre les Arabes ».

Non sans omettre de prévenir qu'un jour, « les Juifs auront besoin des Arabes, mais les Arabes ne les protégeront plus, comme ils l'avaient fait par le passé», en attirant par ailleurs l'attention de l'assistance sur ce qu'avaient fait aux Juifs des hommes comme Titus, Adrien, Edward I et Hitler...

La proposition d'un seul Etat indépendant, ni hindou ni pakistanais, constitue également la solution que suggère le guide Mouammar Kadhafi au problème du Cachemire dont « la position géographique idéale, entre l'Inde et le Pakistan», serait en mesure de mettre fin à ce conflit.

Au chapitre de l'unicité de l'Etat, le guide Kadhafi inscrit également le problème du Darfour, lorsqu'il fait part de son espoir que «les aides des organisations internationales se transforment en projets de développement, en industries, en projets pastoraux et agricoles », convaincu que le Darfour vit actuellement en paix, les puissances étrangères ayant dramatisé le problème, dans le but d'intervenir dans la province et de s'emparer du pétrole de cette région.

Le guide Mouammar Kadhafi a terminé son discours, en promettant de suivre, sans complaisance, l'évolution de toutes ces enquêtes, ensemble avec le président de l'Assemblée générale, Ali Abdessalem Triki, et le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, sans légèreté dans la prise en compte du sort de l'humanité et du combat du Tiers-Monde, y compris des 100 petits pays qui méritent de vivre en paix.

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