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Selon TSR Infos, le président iranien Mahmoud
Ahmadinejad a remporté samedi haut la main la
présidentielle, dominant son principal rival, le
modéré Mir Hossein Moussavi. Selon le ministre
de l'Intérieur, Ahmadinejad a recueilli 62,63%
des voix. L'ex-Premier ministre Moussavi, revenu
sur le devant de la scène politique après 20 ans
d'absence, est arrivé deuxième avec 33,75% des
suffrages. Deux autres candidats ont glané 1,73%
et 0,85% de votes. La participation a été de
85%, un record dans le pays. Le guide suprême et
numéro un du régime islamique, l'ayatollah
Khamenei, a parlé de "vrai fête" suite au
scrutin.
Moussavi conteste les résultats du vote Hossein
Moussavi a dénoncé des "irrégularités" lors du
scrutin. "Les gens sont conscients et ne
plieront pas face à ceux qui arrivent au pouvoir
en trichant", a-t-il lancé, appelant
toutefois ses partisans à garder leur calme. Il
a également mis en cause le clergé chiite pour
son "silence" face à ce qu'il a qualifié de
"fraude électorale". L'ex-Premier ministre
estime qu'un tel silence "sera plus dommageable
qu'une manipulation des votes". Pour sa part,
l'association Reporters sans frontières dénonce
la "censure massive" opérée par l'Etat iranien
durant les élections présidentielles.
En
signe de protestation, des milliers de partisans
de Moussavi sont descendus dans les rues du
centre de Téhéran. Une foule furieuse lançait
des pierres sur les policiers, qui répliquaient
à coups de matraque et de pierres. Des dizaines
de personnes ont été arrêtées, tandis que les
manifestations se poursuivaient à la tombée de
la nuit, bien qu'interdites par la police. De
telles violences n'avaient plus eu lieu en Iran
depuis les émeutes estudiantines de juillet
1999. Par ailleurs, le premier réseau de
téléphonie portable, contrôlé par l'Etat, a été
coupé à Téhéran samedi soir.
La
Maison Blanche a dit se pencher sur les
accusations d'irrégularités portées contre le
président iranien. Hillary Clinton a exprimé
l'espoir que le résultat de l'élection reflète
"la véritable volonté et le désir de la
population" iranienne. Londres a annoncé "suivre
les développements". En Israël, le vice-ministre
des Affaires étrangères a affiché sa désillusion
suite aux résultats. Le Canada s'est dit
"profondément préoccupé", tandis que Paris
"prend note". La Syrie, les mouvements du Hamas
et du Hezbollah, de même que le Venezuela de
Chavez, ont salué le résultat du vote.
Voila qui est explicitement narré la situation
politique en Iran de l’après élections mais il
va s’en dire que les sionistes et l’occident ont
une fois de plus raté leurs objectifs, celui de
déstabiliser l’Iran.
L'acharnement des médias impérialistes contre la
réélection du Président Ahmadinejad n’est plus
du goût des lecteurs assidus des événements
internationaux.
Personne n'a mis en doute le processus de
préparation du scrutin. La campagne électorale
s'est déroulée librement, et on a enregistré
même des excès de la part des adversaires du
candidat sortant. Seulement tous les
commentateurs se limitent à Téhéran qui ne
représente pas tout le pays, et les informations
diffusées par les médias de l'Ouest proviennent
généralement des sources proches des "opposants"
subventionnés généreusement par la CIA.
Alors la stratégie de ces derniers est claire,
il s'agit de provoquer une situation de troubles
pouvant déboucher sur une insurrection dans la
capitale qui justifierait l'intervention
américano-sioniste.
La
vigueur de la réaction du pouvoir en place se
comprend tout à fait. |