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Dans un communiqué publié
mercredi matin, Human Rights Watch (HRW) a
exhorté le Tchad à refouler ou à arrêter M.
Béchir.
Le Website Alwhida souligne que
le Tchad qui a tant souffert de la guerre qui
lui a couté tant de vies humaines sait bien quel
rôle ont joué ceux qui hurlent aujourd’hui pour
exiger de lui d’arrêter El Béchir. « Inutile
de rappeler que pendant que les tchadiens
meurent, pendant que les mercenaires détruisent
le Tchad, les éléments d’Eufor ou de Minurcat se
sont enfermés derrière des barbelés bien gardés
pour inspecter la situation non sans truffer les
médias par des rapports peu crédibles. Quand aux
ONG, elles n’ont en aucun moment bougé le petit
doigt ne serait ce que pour condamner les
multiples agressions contre le Tchad. Seules les
autorités tchadiennes auraient réussi à
renverser la situation, mettre hors état de
nuire les mercenaires tchado-soudanais et enfin
stabiliser définitivement le pays pour que ce
pays passe à l’étape suivante, celle de se
reconstruire."
La chronique poursuit:
“Force est de reconnaître
aujourd’hui que le Tchad est en un pays en
chantier et grâce à la visite historique du
président Idriss Deby à Khartoum, la crise entre
les deux pays a été désamorcée. Cette nouvelle
donne a permis au Tchad de retrouver la quiétude
et la réduction de 70%de ses dépenses militaires
pour les consacrer au développement
socioéconomique.
Certes, les atrocités survenues
dans le Darfour sont inhumaines et condamnables.
Le Tchad n’a pas hésité un seul instant à les
condamner. Ce qui est bizarre ce n’est
l’acharnement sur le cas d’Elbechir pendant que
la communauté internationale ferme sa gueule
sur les atrocités d’Israël en Palestine, au
Liban ; sur les atrocités des GIS en Afghanistan
et en Irak ! Pourquoi ce deux poids et deux
mesures ? Israël n’a-t-elle pas commis des
atrocités devant toute la communauté
internationale contre des paisibles citoyens
palestiniens et libanais ? Où est la Cour pénale
internationale ? A-t-elle osé poursuivre un seul
dirigeant israélien ? A-t-elle osé condamner ce
qui s’est passé dans cette région ?"
On se demande avec Alwhida "Où
sont ces machines des ONG qui hurlent et quelle
est leur position par rapport à ce
dossier d’Israël? Il n’est pas question de
défendre l’indéfendable Elbechir mais que les
ONG se permettent d’aller jusqu’à menacer le
Tchad pour dire qu’il « encourt le risque d'une
distinction honteuse", c’est inadmissible et
c’est une ingérence caractérisée dans les
affaires internes du Tchad.
Pourquoi n’a-t-on pas menacé la
Libye, Qatar, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Erythrée,
l’Arabie Saoudite et tous ces pays qui ont
accueilli Elbéchir ?
Les autorités tchadiennes ont
fait savoir que leur pays étant membre de
l’Union africaine, il s’en tiendra à ce que
l’Union africaine décidera concernant ce
dossier. Le Tchad a rejeté l’appel de l’Union
européenne à arrêter le président soudanais Omar
El-Béchir, qui prend part au 12ème
sommet de la Communauté des Etats
sahélo-sahariens (CEN-SAD) de N’Djaména.
D’autres organisations ont
également appelé le Tchad, signataire du Traité
de Rome, à exécuter le mandat d’arrêt de la Cour
pénale internationale, qui a inculpé le leader
soudanais de crimes de guerre et de génocide en
rapport avec les violences du Darfour.
Le secrétaire général de la
CEN-SAD, qui s’est exprimé à N’Djaména, a abordé
dans le même sens. Il a estimé que la Cour
pénale internationale est sous la coupe des
Européens et qu’il est hors de question, pour
les Etats africains, notamment ceux de la
CEN-SAD, de livrer le président soudanais. |