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La notion de terrorisme est une notion rélative comme
toutes les notions en rélations avec la vie sociale et
politique, c’est pourquoi l’utilisation de cette
notion diffère d’un point d’un auteur à l’autre, d’un
parti à un autre. Il faut ajouter que cette
utilisation ne se concrétise d’habitude qu’à travers
un programme de medias ou une campagne
informationnelle dans lesquels on vise à influencer
l’opinion publique pour l’amener à changer d’avis et à
se ranger derrière l’intérêt de celui qui adopte cette
notion, cet intérêt est généralement politique même
sous des couverts humanitaires.
Il faut signaler que le mot terrorisme, répandu dans
les journaux, les revues et les moyens d’information
générale porte sur le terrorisme politique déterminé.
Le terrorisme non politique ou criminel est synonyme
de l’instinct animal qui pousse l’individu à n’importe
quelle action, si monstrueuse qu’elle soit, pour se
préserver . Le chômeur, en Europe qui défonce les
demeures de vieilles personnes dans la campagne ou en
ville dans le but de les dévaliser, utilise
généralement une arme pour terroriser les victimes
avant de les voler et de prendre la fuite. Ce
terroriste, utilisateur de la violence et de l’arme
pour atteindre un résultat criminel égoïste et illégal
est un individu voulant mater les autres afin de se
rassasier matériellement.
Cet individu, vivant de la loi de la jungle à l’ombre
de la civilisation humaine (loi du plus fort), ne se
diffère pas des animaux quant au comportement général…
Cet individu criminel sera considéré comme un hors-la-loi
et la justice le poursuivra sur ce chef agent porté
atteinte aux libertés privées constituant un droit
reconnu aux autres pour assurer leur repos personnel
et leur bien-être matériel et peut-être moral.
La notion de terrorisme privé et individuel visant à
régler un problème privé sans plus, aux dépens des
intérêts privés d’autres individus, diffère du
terrorisme politique relaté dans les journaux
occidentaux qui essaient de mélanger les deux notions
en ramenant le terrorisme politique au terrorisme
criminel, les « hors-la-loi » qui atteignent les
libertés privées si chères à l’individu civilisé. Le
jeu de mots et d’images dans les masses medias tentent
de simplifier les choses en faisant croire aux gens
que les deux empruntent la violence et la pression et
entraînent l’écoulement de sang innocent même par
erreur, la réalité est différente et les deux notions
sont distinctes.
Le but poussant le criminel à utiliser la violence et
le terrorisme diffère radicalement du but recherché
par le serviteur d’une cause qui se trouve astreint à
se livrer à des moyens de pressions violents et
répugnants pour lui personnellement afin de réaliser
un but intéressant un peuple en entier. L’intérêt visé
par le serviteur d’une cause et se servant du
terrorisme, est un intérêt général non particulier, il
ressemble au soldat qui utilise la violence et la
force pour défendre les frontières nationales . Le
motif du port d’armes est politique, qui dit politique
dit général et public; l’ usage privé de la violence
par les armes a pour effet la réalisation d’un intérêt
populaire large qui n’a rien d’individuel ou d’égoïste.
Ceci nous conduit à dire que les pays occidentaux avec
les Etats-Unis à leur tête, entreprennent de façon
voulue à travers leurs masses médias une campagne
mélangeant entre la notion de terrorisme et la notion
des mouvements populaires de libération afin de
déformer la lutte des peuples pour leur liberté et de
mater leur action sur le chemin de la libération par
tous les moyens conspirateurs et agressifs.
Ceci se passe dans le cadre de l’exécution de la
politique d’hégémonie sur le monde entreprise par les
Etats-Unis, cette politique veut soumettre les peuples
en écrasant leurs buts révolutionnaires et détruisant
les mouvements de libérations qui guident les peuples
hors de la domination coloniale et de l’hégémonie
politique, économique et culturelle. Il faut clarifier
la différence entre la notion du terrorisme et la
notion de la violence révolutionnaire qui est l’
instrument de lutte pour les mouvements de libération
partout dans le monde afin de pouvoir distinguer entre
le terrorisme et la lutte pour la liberté et la
justice.
La première question qui se pose, porte sur le
terrorisme international, qui est-il ? et qui est le
terroriste ? Cette question est délibérée en
permanance dans les réunions des Nations Unies. Les
américains et les sionistes qualifient de terrorisme
international, la lutte des arabes et des autres
peuples de la terre, la lutte armée. A cette
allégation on peut répliquer clairement pour
convaincre tout le monde dans le cadre des Etats
appartenant aux Nations Unies.
Le terme terrorisme signifie linguistiquement l’action
de terroriser les civils et d’agresser à leur vie et
aux propriétés des innocents afin de réaliser des
demandes personnelles. Le terroriste est la personne
non dotée de cause juste et manquant de moralité
humaine et de responsabilité sociale qui entreprenne
des agressions sur les autres.
Le terrorisme est donc pratiquement l’exercice d’une
activité cherchant à terroriser les civils. Il est
connu que ce genre de terrorisme est répandu dans les
pays occidentaux et spécialement aux Etats-Unis
d’Amérique où les fous, les psychopathes, les
aventuriers, les criminels et les voleurs se livrent à
ce genre d’activité pour réaliser leurs desseins et
intérêts personnels, ils prennent des otages et
demandent des rançons.
Ce genre de terrorisme est condamnable, et refusé par
tout raisonnable, aucune conscience ne peut l’accepter
puisqu’il est dirigé contre des civils innocents, le
criminel se range derrière eux et les utilise comme
des choses pour se protéger comme d’une barricade.
Cette violence, ce terrorisme, qui nuit à l’autre et
lui fait perdre ses qualités humaines, est refusé
catégoriquement, les usagés des peuples le rejettent
et tout être raisonnable doit le refuser parce qu’il
dispose de la liberté d’un autre être pour parvenir à
des fins privées et individuelles.
L’otage, ici est une simple chose, instrument que le
criminel prive de son humanité pour réaliser ses
instincts et non son humanité, c’est pourquoi la
raison rejette automatiquement cette activité qui ne
concorde pas avec les conceptions humaines et logiques,
et ne correspond pas à la conception de la
civilisation humaine.
Le détournement d’avions et la prise d’otage pour
demander des rançons entrent dans la conception du
terrorisme, ce genre d’activités peut être classifié
comme comportement sauvage et anarchique.
N’entendons-nous pas de temps en temps qu’aux
Etats-Unis des individus détournent des avions civils
pour retirer de l’argent ou pour une raison plus
simple voyager gratuitement parce que le terroriste ne
peut couvrir les frais de voyage ? D’autre fois les
détourneurs d’avions visent la propagande des médias
en se voyant publié, photo et nom dans les journaux.
Les excès informationnels sur ces activités barbares
non civilisées sont sans aucun doute inexcusable, les
préoccupations de l’opinion publique occidentale sont
au contraire compréhensibles car si ces activités
avaient eu lieu dans nos sociétés nous les aurons
condamnées avec fermeté. La société civilisée
n’accepte pas l’atteinte portée à ses réalisations et
craint toujours le retour aux périodes barbares et
sauvages d’antan, la réaction s’accompagne de
répugnance et de dégoûts touchant l’opération entière,
forme et contenu. Le civilisé refuse au nom de la
civilisation le comportement capricieux et barbare qui
laisse dans l’oubli les longues années que l’humanité
a passé pour lutter et obtenir les droits stables
légaux au niveau de la justice, et l’équité et des
libertés individuelles, et du même chef rejette la loi
de la jungle et tous les comportements qui lui
appartiennent.
Les acquis de la civilisation ne peuvent être
dilapidés sous prétexte qu’un criminel ait voulu
imposer son comportement sur les autres, l’attachement
des citoyens à leur coutume et à leurs lois apparaît
dans leur réprobation intuitive et directe de
l’agression sur les réalisations de la civilisation.
C’est pourquoi l’opinion publique se fait une, face à
de telles agressions notoires sur les droits de
l’homme; sauf quand ces droits entrent dans le jeu
politique déformant son contenu humain. C’est ce qui
se passe concernant la notion du terrorisme politique
où l’opinion publique se partage en adoptant deux
opinions distinctes ; l’opinion des concernés qui
demandent la reconnaissance de droits politiques et
l’opinion de ceux qui suivent les médias occidentaux
et sionistes déformant le but de l’opération et
qualifiant la cause de terrorisme criminel (insistance
par exemple de l’information sioniste sur le terme de
<<éléments destructeurs>> pour signifier les fedayins
palestiniens ou les éléments de la résistance
nationale au sud Liban.
La division de l’opinion publique se fait au niveau de
la portée politique de l’opération : Qui a intérêt
dans l’opération la considère juste et la comprend
comme une opération visant un intérêt général et
populaire et voulant effacer une lésion politique
frappant un peuple tout entier à cause d’un équilibre
de force politique déterminé à un moment donné.
L’autre opinion, qui n’a pas intérêt dans l’opération,
déclenchera une campagne politique contraire à travers
les moyens d’informations la qualifiant de barbare, de
sauvage et de <<terroriste>>. C’est là que nous
utilisons le terme entre guillemets pour exprimer
notre réserve parce que la notion ainsi conçue est
erronée et déforme la vérité pour leurrer l’opinion
publique en dissimulant la vérité juste et la
remplacer par un intérêt politique injuste. Le
palestinien détournant un avion, ressent une
motivation reposant sur un droit politique ignoré :
son territoire est occupé, son peuple dispersé, à
travers son action il vise à attirer l’attention du
monde à sa cause ; tant que le monde est indifférent
et se suffit de le considérer comme réfugié, il est de
son droit et de son devoir de choquer l’opinion
publique et d’utiliser dans ce but tous les moyens
utiles à la réalisation de son but. Comme défenseur
d’une cause il réalise quel est le moyen le plus
adéquat pour attirer l’attention du monde sur la
réalité de son peuple, sur les conditions misérables
d’existence à cause des décisions politiques mondiales
dans l’intérêt du colonialisme et de ses
collaborateurs.
Nous n’ignorons pas que le détournement d’avions est
une opération très sensible parce que rélationnée au
concept de la civilisation moderne et ayant lieu dans
des aéroports civils où il est difficile de dissimuler
l’opération et les buts recherchés par les détourneurs
d’avion et c’est peut-être pour cela que le
palestinien ait choisi ce moyen, l’écho de ce qui se
passe dans les aéroports est inévitablement mondial,
il est adéquat avec la cause exposée
internationalement qui a fait que l’organisation des
Nations Unies ait reconnue l’entité sioniste au
détriment de la nation palestinienne.
Quand un combattant détourne un avion, tout individu
se sent menacer personnellement dans tout voyage par
avion c’est pourquoi la compréhension des motifs du
fedayi conduira à la prise de conscience de sa cause
sous le choc. Ce choc le mènera à réaliser
progressivement l’importance des motifs de cette
opération. La philosophie du détournement des avions
appartenant aux mouvements de libération repose sur
cette idée. Le but de l’opération est politique et
informationnel plutôt que militaire ou <<terroriste>>.
L’opinion publique réagit progressivement et considère
que pour faire disparaître le détournement d’avions,
il doit comprendre les raisons de ces opérations.
Celui qui détourne les avions demande à l’opinion
publique mondiale une meilleure compréhension de sa
cause il est propriétaire d’une terre d’où il a été
expulsé et c’est pour cela qu’il veuille une plus
grande participation, une compassion et finalement une
position pour retourner chez lui, dans sa patrie et
chez les gens qui y sont restés. Nous savons que les
palestiniens ont modifié le moyen de détournement
d’avions parce qu’ils ont pu répandre leur cause
valablement, les moyens utilisés sont diverses, ce qui
veut dire que le <<terrorisme>> qu’on attribue, n’est
pas un terrorisme pour soi mais un moyen d’éveil
politique et informationnel qui a remué la conscience
mondiale. La tactique donc a été modifiée parce que le
problème a été soulevé et la cause palestinienne
répandue dans le monde et adoptée par les larges
masses.
Le but du détournement d’avions n’est pas le
terrorisme, c’est pourquoi le palestinien a délaissé
cet instrument dès la réalisation du but
informationnel requis, alors que le criminel
terroriste a pour métier le terrorisme pour le
terrorisme ; il ne délaissera son activité dès qu’il
ait pu dévaliser un vieux et une bonne femme, mais il
continuera son chemin à l’infini où jusqu'à son
arrestation et son emprisonnement. La méthode du
criminel terroriste repose sur le terrorisme, il ne
connaît pas d’autres moyens de subsistance alors que
le détourneur d’avions utilisa ce moyen provisoirement,
il ne constitua pas pour lui une méthode de travail
permanente sans fin.
De la apparaît la différence entre le terrorisme pur
et le terrorisme politique, ce dernier repose sur un
fondement de principe respectant les droits de l’homme,
alors que le terrorisme criminel ne reconnaît pas ces
droits.
Il faut signaler que le détournement d’avions
s’accompagnait toujours de publication de communiqués
expliquant à l’opinion publique les buts de
l’opération. Le criminel terroriste ne publie pas de
communiqués et ne revendique pas des droits politiques,
c’est un simple cambrioleur hanté continuellement
d’arrestation et quand il est arrêté, il se cache le
visage par crainte de diffamation, le détourneur
d’avions n’a pas honte de son action bien au contraire
il en est fier parce qu’il a fait son devoir national
à la perfection et à servi son peuple dispersé dans le
monde.
Il est regrettable que certains détournements d’avions
ont été concomitant avec des détournements d’avions en
Amérique et en Europe occidentale dans le but de
demander des rançons, ce qui a conduit l’opinion
publique à mélanger entre le politique et le
terrorisme pur. Les buts personnels accompagnant les
secondes opérations et trompant les gens en leur
faisant croire que la méthode est une, mais les
différences étaient claires pour celui qui avait
l’esprit critique, à noter que la stratégie des médias
modernes vise à étouffer l’esprit chez les spectateurs
et les auditeurs pour les transformer en consommateurs
dociles de tout ce qui leur est présenté jour et nuit.
Il est sans nul doute que les détournement d’avions ne
sont pas acceptables mais nul ne peut les arrêter sans
avoir donner une solution au problème principal qui
leur a donné naissance.
Cette clarification est utile pour les membres du
congrès américain ou des membres du parlement, s’ils
veulent comprendre le problème, leurs libérations
doivent adopter ce point de départ, quand ils sont
informés qu’un palestinien a détourné un avion
transportant des vieux, des enfants et des femmes
innocents, il faut aussi leur dire les raisons de
cette opération, ils doivent savoir que les sionistes
occupent ses terres et que leurs états respectifs
soutiennent les sionistes dans leur projet
d’occupation. Le membre du sénat ou le parlement
pourra aboutir à la conclusion simple que la
responsabilité des détournements d’avions incombe à
l’entité sioniste et à l’Etat américain lui-même.
L’occupation pourra être adressée au président
américain en lui disant : C’est toi qui a détourné cet
avion, c’est toi le responsable parce que tu aides
l’occupant sioniste qui a poussé le palestinien à
recourir à ce procédé qu’ il rejette personnellement,
mais là dans l’impasse politique où il est placé, il
est bousculé à adopter un tel comportement afin
d’exprimer sa frustration du fait de sa privation de
son pays.
Il faut que les membres du sénat et du parlement
américain comprennent que l’approche du problème par
le gouvernement américain est légère à leurs égards et
vis-à-vis du peuple américain qu’ils représentent :
Cacher la vérité ne sert à rien puisque les
responsabilités sont claires, la vérité est plausible
malgré les nuages d’occasion.
Comme au Vietnam, les choses vont se clarifier pour
les responsables et l’édifice sioniste finira par
s’écrouler sur ceux qui s’y tiennent.
Si la lutte du peuple palestinien, chassé de son
territoire en 1948, vivant dans les camps de réfugiés
fondés par l’ONU et nourris par l’UNRWA, est du
terrorisme, nous acceptons et admettons ce terrorisme
de bonne volonté. Si le fait de supporter les peuples
noirs dans leur juste lutte contre la discrimination
raciale est du terrorisme, nous l’acceptons. Les
conceptions vont changer et le terrorisme deviendra
autre chose.
Le terrorisme deviendra une action légalisée et
légitime ; il signifiera la lutte légitime contre le
colonialisme et le racisme, et dans ce cas le mot de
terrorisme ne sera plus gênant.
Comme l’occidental ou l’européen s’est habitué au mot
colonialisme ou au mot colonial, les arabes
s’habitueront au terme terrorisme ou au mot terroriste.
Le mot colonial n’a pas en Europe le même sens
péjoratif qu’il a dans les pays du tiers monde, dans
l’esprit européen le colonialisme n’a été que positif,
il ne peut le concevoir que comme action constructive
et positive. En disant à un français ou un allemand ou
un britannique tu étais colonialiste ou tu colonises
toujours certains pays, la réponse se fera rapide :
C’est vrai nous avons colonisé le monde pour le
développer et le civiliser, notre action a été
positive et bénéfique.
L’européen comprend le colonialisme comme étant une
opération de construction de la terre qui était en
ruines, il ne reconnaît pas que la civilisation est
antérieure à la machine à vapeur et à la technologie
occidentale. Le monde prend pour repère le 19e siècle
et l’expérience industrielle européenne. Les gloires
des autres pays et leur passé sont ignorés même si
leur grandeur a influencé la civilisation européenne
dans beaucoup de domaines(la civilisation arabe qui a
influencé la civilisation chinoise ou indienne),
l’occidental comprend le monde à travers l’expérience
européenne qu’il considère centrale pour le monde et
l’univers, il ne voit de positif et de développement
qu’a partir de lui ou du contact avec ces réalisations.
Le racisme culturel pousse l’européen et l’occidental
en général à ne pas reconnaître l’autre et son
développement indépendant. S’il a laissé des
empreintes c’est la civilisation et le développement,
sinon c’est la barbarie et la sauvagerie et le
sous-développement à tous les niveaux.
La logique conduit le successeur du colonialisme
occidental contemporain à faire du colonialisme son
hymne et à considérer les peuples du globe des mineurs
ayant besoin du tuteur occidental pour devenir
capable. L’occidental par le colonialisme a construit
la terre et établit le développement technologique,
éducationnel et culturel. Il ne ressent aucun remord
du fait de son appartenance à la civilisation
coloniale, chose étrange mais véritable et sans
exagération. Cette logique nous conduit à louer le
terrorisme, au même titre que sa conception du
colonialisme faite de développement de construction et
de progrès, notre conception du terrorisme est faite
du soutien des causes vraies et justes telles que la
cause palestinienne, la lutte contre le racisme, à ce
titre nous sommes pour le terrorisme politique juste
et droit, non entachés de négativisme et de péjoratif.
Les sionistes sont terroristes, ils ont attaqué avec
leur aviation écoles et usines et ont provoqué le
martyr de beaucoup de citoyens arabes à Abou Zaabal et
à l’école de Bahr el Bakar en Egypte, au sud Liban,
dans les camps palestiniens sur tout le territoire
libanais.
La grande erreur réside dans la description des
mouvements de libération nationale comme mouvements
terroristes. Les mouvements de libération luttent pour
la liberté et la justice et s’oppose à la répression,
l’exploitation et le barbarisme, libérer l’individu du
joug de l’esclavage est une question juste sans
équivoque qu’il faut soutenir comme une obligation.
Il existe une grande différence entre les mouvements
de libération et le terrorisme : Les mouvements de
libération combattent pour une cause juste et un
peuple opprimé alors que le terrorisme ne cherche que
des buts très étroits et très individuels.
Ajoutons qu’il existe une grande différence entre le
terrorisme et la révolution.
La révolution est l’action d’un peuple luttant pour
son indépendance, il est du droit de tous les libéraux
du monde de soutenir ce peuple et de l’aider. Mais si
ce peuple utilise cet appui pour procéder à des
activités considérées terroristes, la responsabilité
n’incombe pas à ceux qui l’appuient. Dans ce cadre, on
peut placer l’Irlande du Nord sous l’occupation
britannique, son mouvement de libération est un
mouvement honnête et juste, et non un mouvement
terroriste.
Quand les libéraux du monde soutiennent la lutte de
ces peuples opprimés, certaines voix occidentales
s’élèvent pour les accuser de soutenir le terrorisme.
Il est du devoir des peuples libres de refuser
l’accusation portée contre le peuple palestinien comme
étant un peuple terroriste, car nous ne sommes plus en
présence de terrorisme mais bien d’une lutte pour
l’indépendance et de causes justes. Les peuples libres
acceptent volontiers ce chef d’accusation et se
sentent honorer parce qu’ils aident les peuples
opprimés pour récupérer leur terre souillée et leurs
droits violés.
Le mot terrorisme ne doit pas leurrer le tiers-monde,
la lutte contre les coloniaux n’est pas du terrorisme.
Peut-on considérer la résistance française contre
l’occupation nazie comme terrorisme ? Bien sur que non
!
Les Etats-Unis d’Amérique célèbrent chaque année son
indépendance du colonialisme britannique : les
américains avaient entrepris des attaques contre les
navires et les institutions britanniques pour les
détruire et avaient combattu les brigades britanniques
entraînées et bien équipées, ils célèbrent leur
victoire par la violence. Acceptent-ils de qualifier
leur libération de mouvement terroriste ? Bien sur que
non !
La violence est intimement liée aux opérations de
libération nationale sauf si le colon monte une
opération ressemblant à une indépendance en instituant
des collaborateurs pour assurer sa mainmise sur les
affaires économiques culturelles et politique.
Quand le problème se rapporte à un pays du tiers-monde
les occidentaux manquent de mémoire et refusent de
reconnaître aux autres ce qu’ils se sont permis. Cette
position équivoque est étrange. L’occidental est
soudain frappé d’amnésie quand le problème soulevé
concerne d’autres que lui surtout quand il a dans
l’esprit de retour au colonialisme sous d’autres
appellations.
C’est pourquoi il est nécessaire de rappeler les
peuples occidentaux de leur passé pour mieux voir et
comprendre la logique des révolutions et des
mouvements de libération dans le monde. Le moteur
principal, qui active les forces avides de liberté et
d’indépendance, est constitué par la violence
révolutionnaire. Cette violence est un recours final
et dans des circonstances extrêmes afin de faire
parvenir la révolution populaire à ses buts. Cette
violence révolutionnaire requiert une capacité et un
grand éveil de la part de ceux qui le pratiquent,
c’est une arme à double tranchant, elle peut être
source de dégâts pour la cause, si elle est utilisée
abusivement et transformée d’une violence, dirigée
dans un but sublime recherché par un peuple, en une
violence pour la violence servant un but individuel.
L’exercice de la violence révolutionnaire avec
précaution (comme ce fut le cas dans les détournements
d’avions par les palestiniens à un moment donné)
empêche le glissement vers le terrorisme qui tue
l’homme et étouffe la cause. Le fait de tomber dans le
piège de la violence criminelle, terrorisme pur,
constitue un dérapage mortel des causes de libération
en les faisant tourner dans un cercle vicieux
sanguinaire ; toute rectification de trajectoire
demeure très difficile voire impossible.
L’histoire de certaines révolutions fut noires pour
son exercice du terrorisme pur au nom de la violence
révolutionnaire. Il faut distinguer de façon précise
entre la violence révolutionnaire et le terrorisme qui
étouffe la liberté et tue la cause. La violence
révolutionnaire est une conception démocratique qui
doit synchroniser avec l’autorité du peuple et sa
conscience, elle doit se développer avec le
développement de la conscience populaire et de
l’autorité populaire dans un climat démocratique loin
de toute oppression. Tous les changements historiques
qui se sont opérés dans le domaine national, religieux
et économique ont eu besoin de la violence
révolutionnaire.
Dieu aurait pu faire triompher les religions mais il a
laissé les choses aux lois de la vie que tout
changement radical a besoin de moyens exceptionnels et
le prix du changement doit être surélevé. La route
entre la Mecque et Médine fut le théâtre de batailles
entre le droit et le faux avec un flot de sang.
Beaucoup de batailles furent livrées : Ouhoud, Hounein,
Khaibar la route entre la Mecque et Médine fut pavée
de cadavres. Dieu nous montra la loi de la vie avec le
bon et le mauvais et en tant que croyant en une juste
cause même appartenant à une minorité, il faut
accepter les défis, ce fut le cas de l’Islam et le
triomphe des bons qui étaient minoritaires au départ
pour devenir majoritaires à l’arrivée.
La minorité islamique, porteuse du bon message ne se
plia pas devant la majorité païenne mais lutta pour sa
cause et parvint à la réaliser quand tout le monde se
rangea derrière la vraie religion.
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