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LE SPORT

 


Le sport public est destiné à tout le monde. Chacun y a droit pour rester en bonne santé et se divertir. Il est complètement absurde de l'abandonner et de réserver ses bienfaits à certains individus et à certains groupes qui en font un monopole, tandis que les masses fournissent les installations et financent l'organisation des sports publics. Les milliers de gens qui s'entassent dans les stades pour regarder, applaudir et rire sont des imbéciles qui se privent de pratiquer eux-mêmes ces activités. Ils se pressent sur les gradins, comme en léthargie, applaudissant ces héros qui les dépouillent de toute initiative, qui dominent le terrain, manipulent le sport, et détournent à leur profit les installations mises à leur disposition par les masses. De toute évidence, les tribunes publiques sont destinées à tenir les masses à l'écart des terrains de jeux, à leur en interdire l'accès. Lorsque les masses comprendront que le sport est une activité publique à laquelle il faut participer et non assister, elles envahiront les terrains et les stades pour les libérer et y pratiquer les sports. S'il ne restait, comme spectateurs, qu'une minorité indolente, cela vaudrait beaucoup mieux.
 

  Le racisme dans les stades: indignation ou hypocrisie française

MCR[09/04/2008 11:55]

Rodrigue KPOGLI

Ces derniers temps, il y a résurgence des comportements racistes dans les stades européens et français particulièrement. Les joueurs africains sont humiliés par des spectateurs racistes qui émettent des cris de singes ou claironnent tout au long du match « sales nègres ». Le cas Ouaddou- joueur marocain de Valenciennes- qui a frappé les consciences, s'inscrit dans une continuité. Au cours d'un match, même le Tchèque Milan Barros se pince le nez et se ventile pour « éviter l'odeur » du Camerounais Mbia. Samuel Eto'o, Marc Zoro, Kébé et bien d'autres ont eu leur lot d'humiliations. Eux et bien d'autres ont et en auront malheureusement encore. Ce n'est pas une fatalité mais une réalité regrettable. Car nombre d'occidentaux ne peuvent se départir de l'élan raciste qui a poussé leurs aïeux à théoriser et pratiquer l'esclavage, la shoah, la colonisation, l'élimination des Indiens et bien d'autres crimes. Si le néocolonialisme reste aujourd'hui une réalité, c'est que chez la majorité des Occidentaux,  le racisme est héréditaire. Ces gens ne supportent pas des humains d'autres cultures coupables d'avoir une peau différente de la leur. Pour d'autres, le racisme est, à notre avis, d’ordre stratégique. Il fallait bien décréter une race inférieure quelque part pour faire passer certaines volontés, idées et pratiques que d'autres ne peuvent tolérer....( Lire )


Le sport, l'équitation et les spectacles.

Mouammar Al Kadhafi

La coupe du monde est internationale. Elle n’est  la propriété ni d’un Etat ni d’un groupe d’Etats. Cependant, tel n’est pas le cas de la coupe du monde de nos jours. Au lieu d’être la propriété de tous les Etats, elle est monopolisée, mal exploitée, et adaptée pour servir les intérêts de ceux qui la monopolisent et l’exploitent. Conçue  pour servir l’intérêt social et psychologique du public, elle demeure néanmoins utilisée à des fins contraires.

Il faut en premier lieu se préserver des méfaits causés par la coupe du monde. Des études cliniques ont démontré que les amateurs les plus passionnés par la coupe sont les premiers à souffrir de pathologies psychologiques et nerveuses qui causent des maladies comme l’infarctus, le diabète, l’hypertension, et le vieillissement précoce, notamment que l’homme moderne est devenu plus paresseux et léthargique par l’usage excessif de la technologie.

De même, le sport qui est à la fois une activité  individuelle où il ne peut y avoir de délégation, tout comme la prière, et une activité collective exercée par le grand public (Al Riyadah al Jamahiriya*   sport des masses), est devenu de nos jours  une activité d’exploitation exclusivement entre les mains d’une élite riche et dominante, à l’image de la FIFA aujourd’hui. Le public étant réduit au simple  rôle de spectateur débile.

Ensuite, il faut se préserver de la haine, de l’agressivité et du racisme, causés par le football. On est loin de la coupe du monde telle qu’elle fut imaginée par son fondateur. Hélas, il n’est plus des nôtres pour proposer sa dissolution. Au lieu de participer à instaurer la fraternité entre les peuples, à servir d’exutoire pour les gens, elle contribua  à la propagation et à  la recrudescence des sentiments de haine et d’aversion, parfois même entre amis,  à l’exacerbation des hostilités entre les nations.A titre d’exemple, les jeux de 1970 ont déclenché une guerre entre le Honduras et le Salvador qui a fait 30.000 morts et blessés. Cette blessure sera à jamais ouverte. Ensuite la coupe du monde s’est transformée d’un projet sportif, récréatif, à un projet économique d’exploitation et de spoliation, voire de corruption, tel que le blanchiment d’argent, la falsification des passeports, les matchs fictifs pour avoir plus de profit et pour gonfler les prix des billets d’avion.

Des menaces de mort, d’atteinte physique, de préjudices matériels et financiers ont souvent été proférées contre quiconque ose ouvrir des dossiers  relatifs à la corruption. Ensuite, la coupe du monde devint un marché aux esclaves. Au vu et au su de tous,   la traite des êtres humains se fait  par l’achat et la vente des joueurs  entre les Etats, ou entre les Clubs, faisant ainsi des fils des pays pauvres les serfs des pays riches.

De nouveau, on a vu réapparaître le système féodal et esclavagiste du continent Africain vers l’Europe et  l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud vers l’Europe. Et ce sont les jeunes qui font l’objet de cette humiliation, car ils sont pauvres, originaires de pays pauvres d’Afrique, d’Amérique latine, parfois même d’Asie.

Ces jeunes sont emmenés dans des camps d’esclaves, qui sont, exactement comme durant les siècles précédents, des Clubs entre les mains des riches. Les clubs de football  sont devenus des clubs entre les mains des riches et les Etats  qui organisent les coupes du monde sont des pays riches.

Quant aux pays pauvres, ils seront privés pour toujours de l’honneur d’abriter la coupe du monde, même  s’ils en  manifestent le désir, offrent pour cela  tous les moyens dont ils disposent, ou en appellent au Président et aux dirigeants de la FIFA. Pourquoi? Car pour abriter une coupe du monde, il faut, au delà de l’infrastructure, des stades qui répondent  à des normes qui sont inexistantes dans la plupart des pays du monde. La grande majorité des pays du Tiers monde souffrent d’infrastructures sous-développées, dans les domaines des télécommunications, aéroports,  ports, hôtels etc.

Il va de soi que la coupe du monde  demeure l’exclusivité des pays riches. Par conséquent, la coupe du monde n’est ni internationale, ni à la portée de tous. Bien au contraire, elle n’a fait que  renforcer la tendance raciste mondiale et l’extrême droite.  La preuve en est que les associations de soutien aux clubs sportifs sont des associations de droites racistes et extrémistes……Où est la conscience du monde?!

S’il advient que la conscience du monde se réveille, et que l’on décide, au lieu de dépenser des milliards sur les enjeux relatifs à la coupe du monde, de les  dépenser en faveur des peuples pauvres, de la lutte contre la pauvreté, la maladie, l’environnement, cela sera  bénéfique pour nous tous.

Ces enjeux  sont estimés durant l’année 2006 à plus de 250 milliards de dollars. En 2004, les dépenses des Etats Unis dans le domaine sportif ont atteint 200 milliards de dollars. Le livre du journaliste anglais, Andrew Gininger, rendra public les scandales et la corruption qui gangrène ce sport, dont quelques aspects ont été dévoilés par un rapport européen indépendant.

Aujourd’hui, le monopole de la coupe du monde s’étend même aux émissions audiovisuelles. Désormais, les pauvres n’auront plus le droit de suivre les jeux, les voir, les écouter, ou les lire est un  privilège dont jouissent seulement les riches.

La solution: Chaque Etat doit avoir le droit d’accueillir la coupe du monde selon ses moyens et non selon les conditions injustes dictées par la FIFA. Les matchs devraient être répartis entre les Etats de la même région ou du même continent, chacun selon ses capacités d’absorption de manière à assurer les avantages suivants :

1.      La jouissance directe des jeux par plusieurs pays,

2.      L’augmentation du  nombre des participants par la multiplication du nombre des Etats hôtes,

3.      La disparition des sentiments d’injustice, de rancune et d’amertume que ressentent actuellement les peuples pauvres et démunis, de manière à atteindre l’objectif social qui fonde la philosophie de la coupe du monde, tel qu’il fut conçu par son fondateur français Jules Remier,

4.      doter la FIFA de davantage de moyens financiers,

5.      Partager les gains et, le cas échéant, les pertes entre Etats,

6.      Eviter l’échec et la confusion en mettant fin aux matchs en cas d’urgence, tels  les catastrophes naturelles ou le décès du président de l’Etat chargé de l’organisation,

7.      Les pays pauvres doivent profiter des recettes de la coupe du monde pour réparer leurs infrastructures, ne serait ce que dans le domaine du sport, contrairement à la pratique en cours puisque la FIFA se contente de jeter la poudre aux yeux par la distribution de  sommes dérisoires aux autres pays alors que des montants exorbitants, connus ou non, sont dépensés ou investis, à des fins qui servent les spéculateurs, les opportunistes et les commerçants de tous genre.

L’argument des distances est dénoué de tout fondement. De    nombreuses coupes du monde ont  lieu dans différentes villes du pays hôtes,  éloignées les unes des autres, avec des fuseaux horaires bien plus importants comparées à des villes situées dans des pays voisins de la même région ou du même continent..

A titre d’exemple, la coupe du monde de 2006 en Allemagne s’est déroulée dans 12 villes. La distance qui sépare chaque ville est plus grande que celle qui sépare l’Allemagne d’autres pays européens. La distance entre Hambourg et Munich est de plus de 600km, celle entre Munich et Berlin est de plus de 500km, il en est de même pour le reste des autres villes d’Allemagne. Qu’est ce qui empêcherait  la répartition des matches de la coupe du monde  entre plusieurs pays séparés par la même ou une moindre distance.

En 1994, la coupe du monde eut lieu aux Etats-Unis, dans plusieurs villes américaines séparées par des milliers de kilomètres comme Boston et Dallas ou Boston et Stamford ou Boston et Orlando. Avec des décalages horaires parfois notables. Mieux encore, pourquoi le pays qui abrite la coupe ne sera pas celui dont l’équipe remportera la coupe finale?!  Dans ce cas de figure, la compétition pour la coupe du monde aura un sens, elle permettra au pays gagnant d’abriter le mondial suivant.

Voilà à notre avis la solution. Sinon il faut annuler la coupe monde étant donné son impact sur le monde, désormais dangereux aussi bien financièrement que moralement  les  difficultés, les sentiments de haine, de rancune  et d’animosité qu’elle occasionne.  Des études psychologiques et sociaux ont démontré que les obnubilés les plus fanatiques de la coupe du monde sont ceux dont le tempérament et l’entendement sont en deçà de la norme.

Monsieur Blatter est certes un homme perspicace, non corrompu pour qui j’ai le plus grand respect, cependant, je doute fort des moyens dont il dispose pour réformer la FIFA.

 
 

 

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